7 juillet 2009
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Combien étaient-ils les curieux sur la place Reggio ce samedi soir? Combien étaient descendus des collines alentour? Combien avaient franchi les portes de la cité pour converger vers cette place, coeur de ville, hôte ce soir-là du spectacle phare du festival RenaissanceS? Sept mille dirent certains, dix mille dirent d'autres...Nul ne le sait avec précision, mais ce fut vraiment une marée humaine, avide de sensations, qui investit à la nuit tombée les dalles encores chaudes des rayons du soleil. 
La féérie commença lorsque l'obscurité envahit rues et ruelles, quand le crépuscule enveloppa de sa chape sombre et douce quartiers et venelles. Et là, surgirent des créatures de lumière, qui telles des feux follets, sortirent de l'ombre des ruelles et bousculèrent les spectateurs interloqués, se frayant un passage au travers de cette foule compacte.
Puis, voguant au-dessus des visages tendus et muets d'admiration des spectateurs, ce fut l'apparition superbe de poissons et autres crustacés, se disputant avec élégance, une délicate perle nacrée, échappée de son huître géante et flottant dans l'atmosphère irréelle de ce soir de juillet. La murène troublant la fête, ce fut un magnifique ballet
dans le ciel barisien.















Et Nicolas Oudinot, ébloui par ces évolutions magiques, n'en croyait pas ses yeux! Il ne put s'empêcher, considérant la foule à ses pieds de bronze, de penser à un certain douze juillet d'il y a tout juste deux cents ans, où il fut nommé maréchal...
Et si vous désirez vivre ou revivre un peu de ce beau moment, voici quelques minutes toutes en couleurs...


