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Les élus de l’agglo Meuse Grand Sud se sont retrouvés à Tronville en Barrois en ce 30 avril 2026, date limite pour voter le budget primitif. Cette réunion publique était précédée d’une réunion privée, qui a généré ensuite quelques échanges en off devant la salle, sans en dire plus. Mais l’ambiance semblait bien morose…
Si on assiste à la réunion ouverte au public c’est, pour le citoyen intéressé à la vie de la collectivité et contribuable de surcroît, l’occasion d’en savoir un peu plus sur le fonctionnement de celle-ci et sur les projets en cours, à poursuivre ou non, ou nouveaux à venir. Sur ce dernier point, aucune expression politique liminaire du président Gillet… on reste sur sa faim, même si l’argument d’une nouvelle gouvernance relative à une nouvelle mandature peut s’entendre a minima. Quid des actions déjà engagées et toujours en cours depuis six ans ? Quelle feuille de route concernant toutes les compétences assurées par la collectivité?
Dès la présentation du budget primitif, une petite musique se fait entendre, avec des réserves d’usage. Voté malgré tout à l’unanimité, avec l’annonce de modifications en automne, il peine à traduire une énergie pourtant indispensable. Même le budget du CIAS appelle à une réflexion prudente. Cela augure mal d’un quelconque dynamisme…
Plusieurs rapports égrènent les subventions diverses liées à tel ou tel dispositif initialement retenu lors des principales mandatures ou à certaines associations.
Pour celle attribuée à l’Office du Tourisme Sud Meuse, le vice-président rapporteur commente le montant important comparé à celles versées par les Communautés de Communes voisines et associées au sein de l'OT, la COPARY et Portes de Meuse et avance l’éventualité d’établir un contrat d’objectif(s). Je constate, comme lors des mandatures auxquelles j’ai participé, que le tourisme n’a jamais été une priorité et ne l'est toujours pas. Les élus de l’agglo n’ont pas saisi l’importance de vraiment travailler sur ce sujet. C’est pourtant un axe important dans le cadre d’un développement économique tonique. Il n’est que temps d’être proactif et d’engager une vraie réflexion politique accompagnée d’actions et de réalisations fortes dans ce domaine. Le chantier est important, devra s’affranchir d’une certaine routine et performer dans l’innovation, l’information et la médiatisation. Sauf à continuer à se faire damer le pion par d’autres territoires plus dynamiques.
En ce qui concerne le dispositif Territoires d’Industrie, pour lequel un nouveau vote vient d’être entériné, rappelons que le premier engagement signé par l’agglo date de plusieurs années… Mais le citoyen peine à en voir concrètement les avancées significatives. Il en existe sans doute, mais faute d’information dédiée, on ne peut que s’interroger… Les questions restent posées du réarmement industriel local, sur des friches plus ou moins importantes.
C’était également le bouclage de l’organisation de la gouvernance… et là, ça pique…
La désignation des représentants de l’agglo au sein de différents dispositifs ou organismes révèle une façon de « gouverner » loin de ce qu’on pourrait attendre d’une démocratie partagée et apaisée. Si le président assure faire œuvre de transparence, la méthode reste pour le moins surprenante. La constitution de listes, issues des candidatures par mail des élus, et qui a priori respecterait l’équilibre entre communes et compétences (sic) pourrait se comprendre. Mais des listes concoctées sur un coin de table avec le maire de Bar le Duc, oui, cela interroge. L’équilibre sur le territoire semble loin d’être réalisé. Et laisse « sur le carreau » plusieurs élus assez découragés ou même résignés. De quoi démobiliser ceux qui souhaitent participer et s’investir pour faire bouger les lignes. Le clivage, et ce depuis 2013, toutes présidences confondues, reste apparemment une sorte d’ADN dont on ne veut pas se départir. Parce qu’il nous faut une agglo entreprenante et audacieuse, on ne peut qu’espérer que l’assurance par le président de mieux associer les maires au travail collectif porte ses fruits en mobilisant tous les acteurs.
Pour terminer, un échange sur les indemnités des élus révèle là aussi différentes appréciations du sujet. La présentation et l’argumentation restent un peu « floues » et donnent lieu à quelques commentaires dont certains un peu étonnants… (pour les plus curieux, à découvrir dans le procès verbal de la séance, dès que celui-ci sera publié).
Au final, une réunion morose avec, c’est du moins mon ressenti, nombre d’élus déjà un peu blasés et n’attendant pas grand-chose de cette nouvelle mandature.


