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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 15:22

Tout est sujet à polémique, cela tout le monde le sait! Plutôt que d'incriminer le fauteur de troubles, en l'occurrence le responsable premier de la présence des crottes de chien, je pense tout de suite, bêtement sûrement me direz-vous, aux maîtres de ces toutous qui aiment à arpenter nos rues et places avec leur ami à quatre pattes, il est de bon ton d'incriminer la collectivité qui bien entendu ne fait rien, ne déploie pas suffisamment une escouade d'agents, armés jusques aux dents pour ramasser ces moulages disgracieux qui importunent tant les promeneurs. Et quand la collectivité est dirigée par quelqu'un d'un autre bord, alors là, quel malin plaisir, quelle jouissance que de déverser sa bile!

Pour faire écho à un poème récemment paru, je vous livre quelques alexandrins en acrostiches... crotte alors!

 

Crottes, crottes... crottes alors!

 

Crotte sur le trottoir, ce n’est pas mon chien

Ronde ou bien allongée, c’est le chien du voisin !

Obole si précieuse, en volute étalée,

Tu nargues la semelle du passant qui s’égare,

Ton dehors bien galbé excite le geignard,

Enerve et attise toutes aménités.

 

Chien, c’est toi le coupable ! Ton maître, où donc est-il?

Rôdant au frais du matin, il te laisse vaguer,

Ou la laisse serrée, ou la longe étirée,

Trottinant par les rues, marquant d’un jet subtil

Talons de lampadaires et pieds de façades

Etalant colombins en gaie promenade.

 

Cadeau pour lui qui vient, qui doit, c’est son métier,

Récolter ce beau fruit que le maître a laissé

Oubliant sur la voie le délicat présent,

Toisant et dédaignant l’usager inconnu,

Troquant l’éducation cultivée tout enfant

En ces airs supérieurs de tout bon parvenu.

 

Ciel ! Que me dites-vous ! Moi, ramasser l’étron !

Rêvez-vous ? D’autres, oui, d’autres bien le feront,

Outillés et payés pour nettoyer l’offense !

Tant que pèse au-dessus de ma fatuité

Toute l’impunité qui sied à ma qualité,

Est-ce un tel crime qu’une si simple flatulence ?

 

Car, cher et bon seigneur, payer taxes, impôts,

Redevances et autres, ne donne aucunement

Obligatoirement tout ce droit d’excrément !

Trottoirs, pelouses, passages, et autres gazons,

Tous ces endroits de vie qui font notre horizon,

Exigent respect plus qu’actes de salopiaud !

 

Diana André

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 14:40

Requena 22

Mémoires d’argile


Souvenirs et images, images et souvenirs,

La terre est là qui porte et fixe en son sein,

Des histoires croisées venues de temps anciens,

Des traces de la vie, et des mots de désirs.


De douce terre bise, sourdent claires lueurs,

Emergent des visages et jaillissent des mots,

De belle et blonde glaise, et comme d’un îlot,

Naissent pleins et déliés, d’ombres et de douceurs.


Pêle-mêle, regards d’enfants et clichés surannés,

Courtes phrases absconses, ou fragments déchirés,

L’argile nous promène, de reflets nous égare.


Les yeux passent sans lien, de l’encre à la lumière,

Empreinte lisse et molle, en morceaux de hasard,

Satin poli d’argile, mémoires faites terre.


Diana André

26 mars 2010

 

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 10:26
Dans les communes rurales du canton, à l'invitation des maires, j'ai prononcé quelques mots à l'adresse des citoyens présents. Ils n'ont certes pas eu l'heur de plaire en ce qui concerne Messieurs Biwer et Pancher, respectivement sénateur et député qui étaient présents à Robert Espagne, ceux-ci soutenant fortement les réformes en cours menées par le gouvernement.
Mais il faut bien admettre que chaque maire est inquiet, quant aux profondes transformations qui se profilent dans les prochains mois. Et, les explications fournies par les élus nationaux tiennent plus de l'autosatisfaction que de réelles preuves de future amélioration des conditions d'existence des départements ruraux comme le nôtre. Attendre et voir, tel semble être le credo adopté.
Une chose est cependant certaine, la dette de l'état envers le département de la Meuse est bien là, et très conséquente, nul ne peut le nier.
Et le président Namy est également bien conscient que ces réformes ne sont en aucun cas un soutien à la ruralité.

 

"Après avoir écouté, vendredi soir, les vœux conjoints de Monsieur le Président du Conseil Général tout d’abord et de Monsieur le Préfet de la Meuse d’autre part, que changer de la petite allocution que j’avais préparée?

Le président du CG, visiblement écartelé entre son appartenance à la majorité gouvernante de notre pays de par ses convictions premières et les réalités qu’il voit se profiler pour nos territoires ruraux, n’était pas très à l’aise, devant le représentant de l’état pour critiquer ces réformes qui s’annoncent, réformes ou territoriale ou de fiscalité locale.

Le représentant de l’état, sortant une multitude de chiffres des nombreuses études et recherches qu’il avait dû demander à ses collaborateurs, a tenté de convaincre du bien fondé des démarches entreprises par l’état souverain en faveur de notre département, qu’elles soient d’ordre financier, là, nous avons entendu s’égrener un nombre considérable de millions d’euros, sortis d’un immense chapeau à larges bords tenant plus du sombrero que du simple bibi, qu’elles soient d’ordre structurel, nous assurant que deux super directions des services de l’état suffisaient largement pour notre département, surdimensionné jusque là par ces dits services.

Mais il nous a tranquillisés quant à la concertation qui devait accompagner ces réformes, nous resterons alors, bien entendu, sereins (e i n bien entendu !) pour la suite des évènements…

M comme MEUSE, bien entendu, dont la situation nous préoccupe au plus haut point, car c’est de cette situation que dépend l’avenir de tous nos territoires, et plus spécialement de nos territoires ruraux, qu’il va falloir défendre avec force et conviction.

M comme MENAGES, qui vont subir, si ce n’est déjà fait, les effets de la crise, cette crise déclenchée par les grands financiers, avides de toujours plus, sans se soucier des conséquences catastrophiques pour l’emploi et la vie quotidienne… Mais n’ayons aucune crainte pour ces donneurs d’ordre, leur tête ayant été maintenue opportunément hors de l’eau par les états… D’ailleurs, maintenant sauvés d’un quelconque naufrage, ils ne songent plus qu’à amasser gains et profits, et peinent à soutenir les économies locales…

M comme, ne pas évoquer deux projets d’envergure du département…

En effet,

M comme MEMOIRE, sujet phare du département, mais plutôt consensuel, encore faut-il ne pas se contenter que ce domaine ne concentre l’image ou l’intérêt que peuvent porter à notre département les visiteurs extérieurs et ou les investisseurs ou habitants potentiels.

M comme MADINE, pour lequel il faut souligner que le Conseil Régional est enfin « persona grata » pour participer au dossier et s’y engager financièrement fortement, projet porteur de développement économique, dès qu’il se sera extirpé des nombreuses études et schémas dont on l’a travesti, de la réputation sulfureuse qui l’a longtemps accompagné…

E comme ETAT, qui, armé de sa réforme nommée Révision Générale des Politiques Publiques, est en train d’assécher et de peu à peu vider les départements ruraux comme le nôtre de ses services administratifs, au profit de regroupements nouveaux au sein de la région, dans les grandes métropoles, telles Nancy ou Metz. C’est un bouleversement dont il faudra tenir compte, auquel il faudra s’adapter. Certes, si la mutualisation peut dans certains cas s’avérer bénéfique, il est aussi des cas où sont générées ainsi des suppressions d’emplois au sein même de notre département. Réorganisation des services de La Poste, redéploiement des brigades de gendarmerie, création du Pôle Emploi, fusion DDAF et DDE, ONF, éducation…

E comme ETAT, toujours, avec la réforme des collectivités territoriales, avec une nouvelle donne dans le domaine des compétences respectives, où l’on verra peut-être dans l’échelle des structures territoriales, le dernier échelon, communal et intercommunal, se voir attribuer les derniers recours en matière de compétence générale.

Cette réforme verra probablement à terme la naissance de super conseillers territoriaux, peu nombreux, moins proches des territoires, et donc forcément moins à l’écoute de toutes les populations.

E comme ETAT toujours, avec la réforme de la fiscalité locale, dont la suppression de la taxe professionnelle qui apporte son lot d’inquiétudes quant au financement des collectivités, l’instauration de la taxe carbone, poudre aux yeux et pipeau pour certains, panacée pour d’autres, dont on devine bien, au choix, qui sera encore pénalisé ou qui ne sera pas impacté…

E comme ETAT encore dans la non compensation de toutes les charges transférées aux départements… je rappelle, 55 millions pour le département de la Meuse…

E comme ETUDES, que l’on voit fleurir comme les boutons de roses au printemps et que l’on voit poindre régulièrement, au fil des mois… certes, il en est d’utiles et même nécessaires… Des études bien entendu qui réclament toute notre attention et nos financements, vous le pensez bien, pour souvent, à partir de diagnostics tombant sous le sens, aboutir à des conclusions évidentes que nous aurions pu, vous comme moi, apporter sans trop de difficultés… Des études dont on hume parfois, derrière les mots savants et clinquants, le parfum du copié-collé… (on peut en constater les effets quant au catastrophique schéma des transports scolaires…)

E comme ECONOMIE, qui est à la peine et qui subit de plein fouet les difficultés conjoncturelles

E comme ECHEC du sommet de Copenhague, auquel a abouti une sorte de festival médiatico-mondialo climatique, sorte de show coûteux, au bilan lamentable, où nos dirigeants n’ont pas su prendre en compte les intérêts internationaux, si lointains et si différents pour chacun… Circulez, il n’y a rien à voir !

E comme EPIDEMIE, dont on nous a rebattu les oreilles depuis des mois, mobilisant le monde politique et par là-même les médias, encore un sujet qui laisse un arrière-goût de gâchis, investissement financier considérable lié à une mobilisation de moyens humains décalée. Mais, la Meuse est à un point supérieur des données nationales pour le nombre des vaccinés, la Meuse n’a pas eu besoin de faire plusieurs appels aux professionnels de santé, la Meuse est un bon élève…

U comme UNION, dans laquelle il faudra se forger un avenir, pour être plus forts ensemble et voir aboutir des projets communs et partagés. Et cette union, nécessaire au niveau de nos petits territoires, ne pourra se faire que dans une réflexion ouverte et prenant en compte l’intérêt de tous, laissant de côté la couverture que l’on a quelquefois tendance à tirer à soi…

S comme SCHEMAS, qui se sont succédé dans la gouvernance du Conseil Général… Schéma des équipements sportifs… Schéma du développement touristique… Schéma du développement économique… Schéma des transports…

Il me faut en dire quelques mots, de ce schéma, qui a vu se réduire, comme une peau de chagrin, le réseau des lignes régulières, pour arriver à un squelette de 9 lignes commerciales, reliant les grands centres et bourgs, négligeant les villages à l’écart dans les campagnes. Un transport à la demande organisé pour pallier aux nécessités de déplacements, mais rigide, nécessitant de désormais planifier ses sorties à l’avance… Des transports scolaires réorganisés, avec droit d’accès payant, qui ont donné lieu à une belle pagaille, laissant sur certaines lignes commerciales régulières passer des cars presque vides ne permettant pas aux écoliers de les emprunter. Un royaume du Père UBU à l’échelle de notre département. Il nous a fallu constater sur le terrain les dysfonctionnements, faire remonter les doléances des habitants de nos cantons, batailler pied à pied pour obtenir quelques changements ou modifications répondant simplement au bon sens… et même si nous avons obtenu la réouverture d’une ligne matin et soir, Bar-Saint Dizier et retour, nous sommes bien conscients que le TAD manque par trop de souplesse pour faire de la vie dans les villages une opportunité pour les personnes âgées ou ne disposant pas de voiture. N’oublions pas que cette organisation de TAD n’est organisée par le Département que pour deux années, à charge ensuite des communautés de communes…

S comme STOCKAGE, que certains appellent « réversible », une expression qui a ses limites, mais on entre là dans la bataille d’experts ! Un sujet qui fait couler l’encre des vindictes, un sujet qui interpelle, un sujet grave… Et liés à ce sujet, les fonds du GIP, ces fonds dont certains dénoncent la honte de l’utilisation pour des grands projets, des projets structurants, des projets d’intérêt majeur. Ces fonds, qui ne sont pas des fonds d’état, bien que celui-ci en fasse un argument de justification des conditions de son aide au département, sont, rappelons-le, liés au projet de laboratoire de recherches, et proviennent des caisses des opérateurs comme EDF, AREVA, CEA… Le Conseil Général se décharge sur ces fonds pour moins subventionner les grands projets… Et ces fonds se déploient sur des secteurs aussi larges que des équipements scolaires ou des gros travaux de structure. Alors les avis sont partagés… Peut-on faire appel à ces fonds sans y perdre son âme ? Doit-on afficher que les subventions seraient celles du Conseil Général via un détour GIP ? Gymnastique verbale...Cet argent est là il doit nous aider à soutenir l’économie, il doit nous aider à développer nos projets et pour autant, cela ne signifie pas que nous acceptons l’idée de l’enfouissement, en tout cas, en ce qui me concerne

S comme SANTE, encore une réforme qui ne va pas convaincre les Meusiens de s’installer dans les territoires ruraux ! Avez-vous déjà eu à recourir aux services d’un pharmacien un dimanche ou un jour férié ? Galère promise pour celui qui n’a pas de véhicule, pour celui qui est cloué à la chambre et sans proche complaisant… l’officine de garde se trouvant comme par hasard la plus éloignée de son domicile… Et que dire des futurs secteurs de garde médicale, reconcentrés en quatre lieux du département, et ce uniquement jusqu’à minuit… l’heure où le carrosse généreusement imaginé par l’Agence Régionale de Santé redevient citrouille… on en arrivera peut-être à ce paradoxe, on n’est plus à un près, où il faudra être solide et en bonne santé pour se permettre d’être malade une nuit, dans un village…

S comme SANS ABRIS, S comme SANS EMPLOIS, S comme SERVICES PUBLICS en Déshérence

MEUSE, M.E.U.S, pas de F, où j’aurais pu évoquer la situation Financière du département…

Mais arrêtons là, ce triste tableau… C’est une nouvelle année qui commence… soyons positifs… Alors, pour terminer, il me reste un dernier E que je réserve au mot ESPOIR

E comme ESPOIR… Mais oui, notre nature humaine se nourrit d’espoir, et heureusement..., lié à E comme ENTREPRENDRE car notre département qui recèle des richesses d'inventivité, de courage, de ténacité est fier de ses réussites

ESPOIR, quand on découvre les projets des communes, si petites soient-elles, au service des citoyens…

ESPOIR, quand on voit des projets d’accompagnement ou de retour vers l’emploi, des aides à la mobilité, à la formation des jeunes, des services à la personne qui apportent un véritable plus aux populations démunies, des subventions, qu’elles soient régionales, départementales ou des collectivités locales qui aident à la naissance des projets, qui font vivre les associations.

ESPOIR, quand rayonnent ces associations, créatrices de lien social, qui sont nombreuses sur notre territoire meusien, pour la solidarité et le partage au travers d’activités culturelles, sportives ou tout simplement d’échanges…

Œuvrer pour les autres, apporter sa pierre à l’édifice si fragile de la cohésion sociale, se retrouver pour un projet commun, pour un partage de valeurs, pour combler la solitude, pour tisser des liens, là se trouve également ce ciment qui doit nous unir et nous permettre de voir l’avenir avec plus de sérénité.

Et si, comme a dit Albert Camus, «La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent», alors, donnons dès maintenant.

Plus que jamais, ces deux notions de solidarité et de partage doivent être les maîtres mots vecteurs du mieux vivre pour tous, un véritable défi qui nous attend et que nous relèverons tous ensemble!

 

Je souhaite à tous une bonne année 2010."

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 10:28

Pour ceux qui ont relevé le défi...

"Ecrire… c’est prendre un crayon et poser sur le papier des lettres, des mots… c’est souvent une épreuve. Comme le petit qui apprend la vie et, comme les adultes qui l’entourent, il signe son dessin avec un gribouillis. Il sait, sans en avoir conscience, qu’il doit pour exister à côté de son petit copain, il sent instinctivement que l’originalité de son dessin ne suffit pas.

Et dans ce gribouillis, il y a tout son cœur, il y a tout son amour, dans ce gribouillis il met tout de lui…

Mais si la maîtresse sait reconnaître son dessin, car une maîtresse, ça reconnaît tout, plus tard, il se rend compte, petit à petit, que les autres ne savent pas, sont indifférents à ce morceau de lui-même qu’il a pourtant mis tant de cœur à déposer sur le papier. Alors, ces signes, cette signature, cela serait donc une marque de reconnaissance, une preuve de son identité ?

Et dans l’esprit de l’enfant naît un désir, celui de communiquer d’une autre façon. Dans un apprentissage structuré, s’enchaînent alors l’association de sons et de signes, la découverte des mots pour la découverte d’une autre relation, celle de l’écrit.

Commence dès lors un chemin semé d’embûches. Car il faut compter avec soi-même, avec toute sa perception du monde, avec le regard des autres, avec ses propres repères façonnés d’une manière différente pour chaque individu.

Quand tout va bien, quand aucun grain de sable ne vient gripper les délicats engrenages de la mise en place du monde merveilleux de l’écrit, on ne se pose aucune question, on écrit, tout simplement.

Mais il est d’autres circonstances où les aléas de la vie en ont décidé autrement.

Alors les obstacles se multiplient, prenant un malin plaisir à contrer le désir et l’envie. On a pourtant des tas de choses à dire, des histoires à raconter.

Ce courage d’affronter cet ennemi, il faut l’avoir ! Il faut prendre sur soi, il faut aller chercher au plus profond de son être ces petits mécanismes rouillés et leur redonner vie ! Des moments d’efforts, des passages à vide, des reprises d’espoir… et enfin, on peut, on réussit, on couche sur le papier ces mots magiques qui racontent, qui disent, qui parlent, qui questionnent, qui font la vie ! Se prouver à soi-même que l’on a pu, prouver aux autres que l’on sait, quelle belle bataille ! Et quelle belle victoire !

Et le challenge est le même, quand d’une langue maternelle écrite et parlée, il faut mouler tout son être dans de nouvelles relations, dans un nouveau pays, dans une nouvelle vie. Un autre à connaître, des relations à nouer, une langue à réinventer, des mots à « sortir » pour se faire comprendre, bien souvent de nouveaux signes pour de nouvelles lettres. La tâche est rude car on a laissé là-bas une partie de soi-même et il faut tout reconstruire, réapprendre à vivre autrement.

J’ai vu des petits arriver de pays en guerre se couler avec aisance dans le costume du petit français, aidés par la candeur de la jeunesse. J’ai vu des parents désireux plus que tout de se rebâtir un monde nouveau.

Mais j’en ai vu d’autres englués de lourds souvenirs, peinant à se faire une place parmi nous, pas toujours aidés dans cette nouvelle vie à réinventer.

Les défis de l’écriture, c’est ce challenge que vous tous ici avez relevé, au prix d’efforts remarquables pour une réussite dans pareille.

Votre rêve d’enfant a pris corps… et même les absents d’aujourd’hui, ceux qui ne peuvent vous écouter, pourront vous lire et connaître ce rêve, grâce à l’acharnement que vous avez mis à le poser, tel un délicat trésor, sur une simple feuille de papier ! Mais quelle feuille ! Une feuille témoin, un gage de votre réussite à surmonter ces obstacles que vous pensiez infranchissables !

Bravo à vous tous !

Je n’oublie pas tous les bénévoles qui vous ont aidés, encouragés tout au long de ce beau chemin vers l’écriture !

A vous tous merci."

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 12:26

Septembre !


Et déjà vole feuille, rougit pomme d’automne,

Dès le petit matin, minois tout endormis,

Ou visages craintifs, ou mines polissonnes,

Le chemin de l’école, gaiement, ils ont repris.

Des idées plein la tête, cartable dans le dos,

Les petits sont prêts, c’est la rentrée des minots…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 17:30

Il est quinze heures...

Nous voici, de nouveau, réunis pour commémorer ces douloureux évènements qui ont endeuillé la vallée.

En ce jour funeste, une cohorte tragique a ensanglanté ces riants vallons, si pleins de secrète espérance

D’un tourbillon de haine s’est répandue la mort.

La vallée assoupie sous la chaleur de cette fin d’été, les maisons alanguies dans la torpeur de midi se plaisent à rêver à cette liberté tant espérée, à cette liberté si proche… On dit qu’ils vont arriver, ceux qui viennent éclaircir l’horizon, ceux qui vont nous rendre les jours meilleurs. De partout arrivent les nouvelles, de partout courent les rumeurs, les cœurs sont légers, les voix se font plus claires, les esprits s’envolent …

Et pourtant… la terrible journée ne fait que commencer.

Indifférent à des ombres meurtries par la défaite, ivres de folie, qui traînent avec elles des envies de chair, des envies de sang, chacun refait le compte et savoure l’instant.

En ce bel été qui rayonne, fermez les yeux et entendez l’abeille qui bourdonne et s’enivre de nectar, la tourterelle qui caracoule sous la poutre, la libellule qui chuinte dans les joncs… L’eau vive et fraîche de la Saulx chante et danse, roulant son couplet sur les galets mordorés et léchant les herbes folles qui se rient de ses gouttes audacieuses… La brise effleure de son souffle léger les charmilles. Entendez babillements et bruissements dans le feuillage…

Chacun refait le compte et savoure l’instant…

Et soudain, l’atroce, l’indicible, la terrible machine de haine s’approche et se coule dans les rues, frappe à l’huis des demeures innocentes et alanguies…

Nul ne sait, nul ne peut imaginer, nul ne peut se douter des terribles heures qui vont suivre…

Ce n’est guère pour les hommes du village qu’une corvée de plus… Et pourtant, non loin de là, à Beurey, le matin même… à Trémont… à Couvonges… à Mognéville…

Certains s’enfuient, saisissent la chance…

Mais d’autres, pris au piège de cet étau de violence, sont regroupés, parqués, près de cette gare…

Et là, l’ordre de tirer, la vie de dizaines d’hommes fauchée sous le feu crépitant des balles… il est quinze heures… le temps s’est arrêté…

Aujourd’hui, il est quinze heures, et nous sommes là, fidèles au souvenir, pour toi, l’épouse, pour toi la fille, pour toi le fils, pour vous frères et sœurs des disparus…

La plaie béante du bourg incendié s’est refermée avec la volonté de tout reconstruire. Et même si le temps qui passe voile bien des ressentiments, le cœur de ceux qui sont restés saigne à jamais de l’irremplaçable absence, de l’incompréhension de cette tragique journée.

Aujourd’hui, il est quinze heures... le temps encore une fois s’est arrêté pour que réapparaisse aux yeux de tous, le souvenir de ces hommes à qui l’on a pris la vie, au nom de la simple barbarie, pour leur rendre un hommage sans faille.

Le temps encore une fois s’est arrêté pour que tous, petits et grands, puissent prendre conscience des efforts accomplis pour renaître à l’espoir, pour semer un avenir sur les cendres fumantes.

Le temps encore une fois s’est arrêté pour que tous, petits et grands, puissent prendre conscience de cette paix si durement, si chèrement acquise.

A nous d’entretenir cette flamme si fragile qui tremble au moindre souffle de colère, à nous d’enseigner à nos enfants comment la protéger de tous ceux qui voudraient bien l’éteindre.

Toi, l’enfant qui es là, souviens-toi de ce moment… quand tu passeras devant cette croix de poutres noircies, tu sauras… Savoure chaque instant de paix… cultive et chéris cette lumière que tous ceux avant toi ont peiné à rendre plus belle… Garde-toi des éclairs et des éclats acérés du fer et du feu…

Il est quinze heures… il y a soixante-cinq ans, des hommes sont morts…

En ce bel été qui rayonne, fermez les yeux et entendez l’abeille qui bourdonne et s’enivre de nectar, la tourterelle qui caracoule sous la poutre, la libellule qui chuinte dans les joncs… L’eau vive et fraîche de la Saulx chante et danse, roulant son couplet sur les galets mordorés et léchant les herbes folles qui se rient de ses gouttes audacieuses… La brise effleure de son souffle léger les charmilles. Entendez babillements et bruissements dans le feuillage…

Il est quinze heures… il y a soixante-cinq ans, des hommes sont morts…

Il est quinze heures… nous nous souvenons…

 

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 13:43
Aujourd'hui, héros du jour, ce vieux mur de pierres sèches en a des histoires à vous raconter...

Le Mur du Chemin du Terme

 

Ami de randonnée, coureur de grand chemin,
De ce mur de vieilles pierres, sais-tu la belle histoire ?
Il est, depuis les temps, gardien de nos mémoires,

Et il veille à Trémont, si loin que m'en souviens.


Vignerons, journaliers ou simples chemineaux,
Il a vu, sur sa sente, passer labeur et vie,
Tout au gré des saisons, des lunes et des nuits,
Lointains jours qui s'égrainent, au doux fil de la Saulx.


Aux chaleurs des étés, quand dardent les rayons,
Se nichent dans ses creux, abeilles ou bourdons,

Se glissent dans son ombre, scarabées ou lézards,
Tout un petit royaume, délicat tintamarre.

 


Et du merle effronté à l'étourneau coquin,
Résonnent pépiements, trissements et stridules,
Enivrés de parfums de pomme ou de raisin,

Tout un petit monde, secret conciliabule.


Des vignes mordorées, descendent gravement,
Lourdes hottes d'osier, qui versent avec soin,
Aux tombereaux rustiques, leur pannetée de grains,
De si précieux rubis, pour le vin de printemps.

 


Dans les reflets diaprés des premiers bancs de brume,
Se love pour l'automne le mur aux pierres blondes,
Attendant premiers frimas, ou fins flocons de plume,

Voyant ainsi roussir, feuillages à la ronde.


Et les galoches sonnent, claquent sur le sentier,
Gamins en noirs sarraus, regagnent en traînant,
Et la classe sombre qui déjà les attend
Et ses odeurs de craies, d'encres et de papier.


D'un blanc et froid manteau, le mur alors frissonne,
Et pour un temps s'endort, n'accueillant pour l'hiver,
Que bises et cristaux, alors que s'époumonent,
Les fripons bataillant dans la neige légère.


La douceur revenue, la nature s'éveille,
Primevères et coucous et s'étirent et sourient,

Le mur de pierres sèches retrouve ses merveilles,
Un chant, une brise, un souffle, nouvelle vie...


Chantent les pinsons, et roucoulent tourterelles,
Refleurit l'aubépine dans les haies et bosquets,

Et des jeunes amours s'y jurent en secret,
Des serments si doux qui fuient à tire d'aile.


Le mur en a vu, le mur peut vous en dire encore et encore...
Des berges de la Saulx aux lointains rivages de Roumanie ou d'Estonie...
Pour une amitié intemporelle, le mur les a réunis...
Des blessures du cours du temps, le mur revit...
Et de ces temps nouveaux, il pourra nous dire encore et encore... 

 

Diana ANDRE

Trémont sur Saulx

le samedi 25 juillet 2009

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 08:44
Fragiles...

Porte entrebâillée, la chapelle laisse voir,
Une clarté diffuse, miel blond, dans le soir...
Une pure émotion, en suspens, hors du monde,
Nous voile de poussières d'âmes vagabondes.

A l'ombre fraîche de ces pierres séculaires,
Apparaissent, comme des lambeaux de vie,
Des êtres désincarnés, semblant à l'envi,
S'épuiser à jouir encore de cette terre.


De leurs corps diaphanes, s'élèvent, silencieux,
Des cris, des gémissements et des complaintes,
Et s'exhalent, comme nées d'ultimes étreintes,
Des suppliques sans voix pour un dernier adieu.

Fragiles et figés, cocons de soie éthérés,
Ils flottent, cherchant, dans un soupir,
Un souffle, l'âme qui les a un jour quittés,
Rêvant pour l'éternité d'un autre avenir.

Des gazes effilochées, des cires blafardes,
Des ajours immaculés où la vie s'attarde,
Ondoient, si légères, l'étreinte des amants,
La grâce de la promise, effluves du temps.

Les empreintes des corps oubliés et déchus,
Laissent à ces chrysalides abandonnées,
Sur les ailes du vent, sans fin, se murmurer,
Les secrets sublimés des absents disparus.

Porte entrebâillée, la chapelle laisse voir,
Une clarté diffuse, miel blond, dans le soir...
Une pure émotion, en suspens, hors du monde,
Nous voile de poussières d'âmes vagabondes.


Diana ANDRE 1er juillet 2009
A partir des créations de Fanny Alloing






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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 21:37
Combles, village des peintres

Dès l'aube frileuse, Combles, tout juste éveillé,
A poudré chemins, sentiers et autres ruelles,
A ravivé toits, façades, balcons et tonnelles,
Dans le frais soleil, a déployé ses attraits.


Prés et bosquets enchâssent et de vert et d'or
Le petit bourg nimbé de lumière si douce,
Que l'ocre terreuse de ses vieux murs colore,
Et où parfois, finement, se niche la mousse.


De brume légère, s'élève si charmant village,
Que peintres et créateurs, y ont installé
Et chevalets et tabourets pour dessiner
Les jolis détours de ce plaisant paysage.


Tranquille et gai promenoir où vont les flâneurs,
De l'ombre de la grange à la moussue fraîcheur,
A la clarté d'une charmille, c'est un musée
Qui s'est ainsi harmonieusement déployé.


Du vert talus, à l'allée joliment fleurie,
Les pinceaux ont tracé lignes et couleurs,
Posant sur la toile de lin l'antique puits,
La vieille masure ou la délicieuse fleur.


Chargés de tant de souvenirs, murets de pierres
Comme pris au piège de ces aquarelles légères,
De ces huiles délicates, reposent désormais
Sur de précieux vélins ou fragiles feuillets.


Voilà l'huis grinçant de la grange centenaire,
Le buis vernissé, et la lourde jardinière,
Couchés nonchalamment dans les rayons changeants
Ou le pur chatoiement de l'émail éclatant.


Couleurs dérobées à la glycine fondante,
Parfums happés à la pivoine chantante,
Se sont glissés avec une douce harmonie,
Dans les épures, les gouaches ou les lavis.


Les regards curieux n'auront pourtant pas percé
Le secret des encres aux transparences claires,
Le mystère des senteurs colorées des bouquets,
L'énigme des corolles tremblantes de lumière.


Chevalets repliés, toiles rangées, les granges sont closes,
L'astre d'or a baissé ses paupières, le parfum de la rose,
S'abîme dans l'air du soir, la pénombre étend son voile,
Et le village s'endort, rêvant de couleurs et d'étoiles.


Diana ANDRE
Combles en Barrois, le 21 juin 2009

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 09:20

8 mai… se sont tus la fureur et le fracas des armes… on scellait le traité qui mettait fin à la lutte contre l’hégémonie, contre le racisme, contre … une peste brune qui, depuis des décennies déjà, gangrénait l’Europe, avant d’accomplir ses funestes desseins, s’emparer des consciences de la Terre entière…


Cette tragique entreprise, fondée sur la haine, la xénophobie, conduisait au massacre organisé, planifié, calculé, de millions de nos frères, seulement coupables de n’être pas comme eux… Une entreprise semant la terreur, la souffrance et la douleur…


8 mai 1945, la fin d’une guerre qui vit des combattants héroïques, mais qui connut aussi, hélas, des moments d’humiliation, de désespoir, et parfois d’abandon…

Et pourtant, ce 8 mai 45, résonnaient déjà de l’autre côté de la Méditerranée, d’autres échos, annonciateurs d’autres conflits…


Soixante-quatre années ont passé… que sont les belles paroles devenues…


Chaque printemps qui revient renoue, tout en émotion, avec les évènements qui ont mené à ce désastre, des familles déchirées, des vies perdues, des destins brisés… Des millions de morts et la nécessité de survivre, des millions de morts et la force de tout reconstruire …


Et nous avons bâti l’Europe, une Europe qui, nous l’espérons, protégera contre toutes les montées des ultras, qui donnera un monde meilleur à cette génération sacrifiée, aux enfants à venir…


Et cahin, caha, la vie a déroulé ses heurs et malheurs, ses bonheurs ou ses tracas…

Que le chemin est long, semé d’embûches qu’il faut chaque jour contourner, qu’il faut chaque jour surmonter…


Par delà notre petit monde, d’autres luttes, d’autres combats, nés de la désespérance ou du fanatisme, ont fait des milliers de victimes…


Soixante-quatre années ont passé… que sont les belles paroles devenues…


Si notre mémoire un jour se voile de la brume de l’oubli, que restera-t-il des sacrifices terribles vécus par nos familles ?

Une commémoration n’est utile que si elle contribue à maintenir la paix.

Une commémoration n’est utile que si elle démontre la nécessité de se respecter, d’aider et d’être solidaire.


Un arbre pour grandir a besoin de plonger profondément en terre ses racines.

Un peuple pour croître a besoin d’apprendre, de connaître, de respecter son passé.


Notre recueillement aujourd’hui est un hommage à nos morts, à nos combattants, mais c’est aussi l’évocation de ce que fut ce combat, non pas un combat pour son seul peuple, mais surtout un combat pour la Liberté, pour la tolérance, pour le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Pour chacune et chacun d'entre nous, le rappel du 8 mai représente le devoir de s'opposer avec détermination à toute nouvelle tendance extrémiste et totalitaire, et à toute forme d'antisémitisme ou de racisme.


Et la solidarité, la fraternité étant les essences même d’un avenir de paix, il faut pour cela, surmonter ses rancœurs, ses partialités, ses divergences.


Nous voudrions qu’en ce jour, sur cette terre de Robert Espagne, à l’ombre de ces poutres calcinées, le souvenir de ces funestes années et le respect pour toutes les victimes de cette tragédie puissent y concourir.

Mais la mémoire ne se décrète pas, la mémoire ne se marchandise pas, la mémoire se cultive, la mémoire s’entretient, la mémoire se vit…


Souvenons-nous, pour qu’enfants d’aujourd’hui et de demain puissent vivre un avenir meilleur.


A nous de nous montrer dignes de ceux qui ont tant donné…

Merci

 

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Présentation

  • : Le blog de Diana André
  • : Conseillère Régionale Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine depuis janvier 2016 et attachée plus que jamais à la défense et à la promotion de notre territoire, je m'efforce d'être force de propositions, d'accompagner les projets, d'initier des actions significatives de progrès pour tous les citoyens.Bien consciente qu'être à l'écoute ne suffit pas, je suis persuadée que c'est par l'action politique au service de tous que nous pourrons, que nous devons, "inventer demain".
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