Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 10:31
Didier Richard, artisan d'art à Trémont sur Saulx, accueillait ces samedi et dimanche, pour ces Premières Rencontres des Métiers d'Art, des amis venus présenter leur remarquable travail, des œuvres offertes aux envies de chaque visiteur. Cette initiative permettait de découvrir ces artisans d'art, qui dans la confidentialité de leur atelier, façonnent et créent de beaux objets.
Art Trémont 3Si le bois est la matière de prédilection de Didier RICHARD, d'autres matières ont envahi pour ces deux jours l'étroit sous-sol de son pavillon.
Art Trémont 4






Art Trémont 5

Art Trémont 8
















Art Trémont 6
Art Trémont 7

























Art Trémont 1
La céramique, alchimie de grès chocolat et porcelaine blanche, livrait au regard les réalisations de Mélina SZATKOWSKI,
Art Trémont 10
 











Art Trémont 2







Art Trémont 9









Art Trémont 11 
le feutre
dévoilait ses secrets mis en lumière par les mains expertes de Viviane MARSEGAN,
Art Trémont 12









Art Trémont 14

Art Trémont 15







Art Trémont 17
Art Trémont 13
















Art-Tremont-25.JPGArt-Tremont-24.JPG
le verre chatoyait dans les perles de Cécile JANCENELLE,

le tissu se faisait art par l'imagination de Maryse MICHEL, Art Trémont 19




Art Trémont 18






la tapisserie de
Charline OBARA illuminait les sièges Art-Tremont-26.JPG






et les pierres et fils d'argent d'
Amid CLAUDON
éclosaient en bijoux, pour le plus grand bonheur des nombreux visiteurs.
Art Trémont 20



Art Trémont 21










Art Trémont 22

Art Trémont 23

D'ailleurs, ceux-ci furent fort nombreux, car la rue de la Varenne n'avaient jamais accueilli autant de véhicules, qui transformaient ce coin tranquille en dernier lieu qu'il fallait avoir vu!
Partager cet article
Repost0
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 19:45
SEMA 4Vendredi était remis au Conseil Général le prix SEMA (Société d'Encouragement aux Métiers d'Art). Cette année, qui consacre et récompense les métiers de la création contemporaine, ont concouru en Meuse trois oeuvres très originales exposées dans le hall.
Le lauréat désigné, Philippe Beaufils, de Maxey sur Vaise, présentait une représentation très spéciale, un squelelette en verre, suspendu par des fils de nylon, SEMA 5semblant flotter dans les airs et offrant aux regard une structure transparente et légère, fragile et lumineuse. Sa position, poétique et rêveuse, semblant en pleine
réflexion, semble rattaché à la vie par ces attaches si ténues... Que se passerait-il si les liens que nous tissons avec les autres n'existaient plus?
SEMA 6


Deux autres artisans d'art avaient, également participé, avec des oeuvres tout à fait différentes.
"Les veilleurs" de Patrick Boyé dominaient de leur haute stature ce hall des pas perdus. Colorées et filiformes, ces statues se reflétaient dans leur propre représentation placées en écho à quelques mètres. Deux "veilleurs" avaient ainsi représenté leurs semblables, puisque ils font partie d'une série, qui a déjà fait l'objet de nombreuses expositions. Nées de troncs de chênes abattus par la tempête de 1999, elles toisaient, hiératiques et ponctuées d'éclats de gouge, les ombres qui se pressent, indifférentes.
SEMA 1SEMA 2
SEMA 3Du bois également pour l'oeuvre de Didier Richard, de Trémont sur Saulx. Echappé de son atelier, tel un véritable bijou, s'ouvrait, juchée sur une colonne monoxyle d'ordre tocsan, une fleur toute de délicatesse , à la corolle finement striée, qui dardait ses pétales de hêtre et de robinier,
projetant ses pistils de laiton flamboyant.
SEMA 7SEMA 10
SEMA 8
SEMA 9


Partager cet article
Repost0
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 19:24
L'association AFA Les Sources a organisé son traditionnel marché de Noël dans les locaux de la salle Rostand et dans des chalets installés sur la place de la mairie à Fains. A l'intérieur, on pouvait admirer de remarquables réalisations, toutes de grande qualité, rivalisant sans peine avec des objets manufacturés.
Ici, on pouvait vraiment sentir la passion mise dans les bijoux, les sculptures, les tableaux... Chacun pouvait y trouver de quoi faire de jolis cadeaux, accessibles à toutes les bourses. Dehors, on pouvait se restaurer et se réchauffer, avec des gaufres délicieuses et un vin chaud réconfortant. La pluie n'a pas abattu les bénévoles de l'association qui se sont dépensés une nouvelle fois sans compter, pour faire de la manifestation une vraie réussite. Et cela sans oublier, que le bénéfice réalisé allait directement au Téléthon, belle initiative qui montre l'engagement de tous au service des autres.
Pour les visiteurs, ce fut un régal des yeux, pour les organisateurs une belle satisfaction de constater que le public était au rendez-vous.
Pour mieux juger, si vous avez manqué cette occasion, voici quelques photos prises samedi, lors de l'inauguration.











































































































































Les anges et les lutins, se
glissaient parmi les objets de déco, romans, lampes, statues...
Et pour finir, une belle surprise que la venue de deux jeunes Malgaches, hôtes de l'association "Culture et voyages Meuse Madagascar" qui ont enchanté les visiteurs, au son de la valiha, instrument traditionnel de Madagascar...

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 07:51
Dans une salle des Fêtes réadaptée pour mieux accueillir les manifestations, c'est le Club Artistique du Barrois qui a investi pendant dix jours le grand espace feutré.
Plus de cinquante exposants avaient offert leurs oeuvres au regard des visiteurs. Des couleurs, des impressions se mêlaient en nuances ou demi-teintes, dans des paysages, des portraits ou des abstractions qui se partageaient entre lignes et traits, entre aplats et volumes...
Sculptures, soies, bijoux ou photos apportaient aussi leur touche d'imagination  et de délicatesse.
Des oeuvres d'amateurs, mais surtout des éc
lats de passion, des fragments de vie, accrochés aux cimaises ou posés sur des taffetas, des oeuvres d'amateurs, fiers de montrer leur savoir-faire.





















































































































L'artiste invité cette année, Jean-François Brivois, présentait en fond de scène de remarquables trompe-l'œil, avec un extraordinaire effet de profondeur.












Et les artistes étaient là aussi pour donner des conseils...


























Le dernier samedi après midi, c'était un véritable spectac
le avec la présence de l'ensemble Divertissimo, qui ajoutait ses notes légères aux couleurs de ce salon...


Partager cet article
Repost0
1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:40
Comment vous relater ma visite à l'exposition intitulée Mon Bazar II (El Desvan), d'Ismaël Kachtihi del Moral? Je suis très perplexe et crains de n'avoir que mes impressions à vous livrer. Aussi, puisque les photos y sont interdites, (d'ailleurs autant que je le suis restée!), je vais devoir vous "raconter" ce que j'ai vu... Une grande surface au sol, légèrement surélevée, faite de miroirs, et s'y mirant, des ampoules allumées, suspendues à l'extrémité de fils électriques, ainsi que des bouquets de plumes... Posés sur ces miroirs, des chevaux à bascule, une ou deux chaises (peut-être plus?), des lettres formant des noms de capitales du monde... Pour accompagner le tout, des bruits inaudibles sortant de haut parleurs placés aux quatre coins de la pièce...
Je vous livre le texte explicatif, écrit par quelqu'un qui a tout compris, ce qui peut aider à voir, à imaginer...

"
Reconstruits par le lent travail de la mémoire et de l'imagination, ont ressurgi, comme du fond d'une mer de blancheur, les souvenirs de l'enfance insouciante, libres encore de tout sentiment de culpabilité. Dans ce grenier (desvan en espagnol) de la mémoire, circulent les murmures et les rires enfantins du désir, les frôlements des caresses, comme de doux battements d'ailes ; résonnent de nouveau les comptines que l'on aurait pu croire oubliées.

Un ensemble de quarante miroirs constitue comme le plancher irrégulier de ce grenier : y sont apparemment abandonnés, dans la blancheur de leur reflet, les objets de I'enfance, dada à bascule, petite chaise d'école, minuscules détails ; y surgissent les rêves pailletés de ces villes, jadis imaginaires mais qui, plus tard, ont fini par exister, Tanger, Malaga, New York... Dans ce bazar du temps passé, trace est aussi laissée des visions cauchemardesques d'animaux fabuleux, trops grands pour I'enfant effrayé. Au-dessus, plusieurs grosses ampoules, comme ces lampes de chevet que les parents laissaient allumées pour mettre en fuite les peurs.

C'est le grand palimpseste blanc de la mémoire : les différentes strates du temps semblent avoir été grattées comme ces manuscrits médiévaux dont les scribes s'employaient à retirer des couches désormais inutiles pour ne laisser que l'essentiel, ce qui, secrètement, progressivement et comme par alchimie, a construit les rêves de I'adolescence puis les réalisations de l'âge adulte." Alain-J. Calbo

Je crains qu'il soit difficile d'adhérer, pour des non initiés à l'"art contemporain"... mais, après tout, l'art, c'est une notion très subjective... libre à chacun d'apprécier... l'entrée est gratuite... et cela ne vous prendra pas beaucoup de votre temps...

Au fait, qu'est-ce qu'un palimpseste? Je vous livre la définition du Petit Larousse... au moins aurais-je appris un nouveau mot!

*palimpseste

(du grec palimpsêstos, gratté de nouveau)

▸ nom masculin

Manuscrit sur parchemin dont la première écriture a été lavée ou grattée et sur lequel un nouveau texte a été écrit.

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 19:44
Une exposition a investi l'ancienne école maternelle de Robert Espagne, présentant des oeuvres de Glamour et RNDM. Drôles de noms pour Loïc et Baptiste, étudiants en graphisme.
Après un premier regard un peu interloqué, le visiteur aguerri découvre leurs essais sur toiles, papiers ou planches de skate, qui révèlent un talent certain, foisonnant d'idées déclinées en couleurs fouillées et audacieuses.
Il y a un peu de tout et les deux artistes ont accroché ce tout sur chaque mur et chaque recoin... Après un petit tour, le visiteur avisé trie au milieu de cet étalage et sélectionne, parmi tout ce hasard graphique, de jolies découvertes. Des séries de portraits lumineux et originaux, des tableaux d'amosphères décalées accrochent l'oeil curieux et retiennent l'attention. C'est à voir sans a priori.
Des jeunes artistes, certes, encore un peu en recherche, pas encore tout à fait sûrs de leurs choix, preuve est qu'ils ont voulu tout montrer, mais bientôt, avec une sélection étudiée de leurs différentes oeuvres, des mises en valeur bien réfléchies, je pense que nous les reverrons...
































































A découvrir encore toute cette semaine...
Partager cet article
Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 09:06

ANATOMANIE

 Il a bien fallu que je me documente et que je découvre l’origine de ce mot bizarre… et j’ai trouvé, bien entendu dans le site éponyme :

"Anatomanie, n.f. – apparu en 2006 ; du bas latin, anatomania, de l’indien annato et du grec mania.

1- Habitude, goût bizarre pour la représentation de formes corporelles dans les œuvres d’art et l’appropriation excessive ou déraisonnable de matières organiques. Elles ont l’anatomanie du cheveu, des tissus, des pastels et graphites, de la cire d’abeille.

2- État de surexcitation caractérisé par la fuite des idées et une exaltation de l’imagination visant à révéler une dimension poétique de l’anatomie humaine.

3- Avoir ses petites anatomanies: posséder une ou plusieurs œuvres réalisées par des anatomaniaques."

 Et quand on pénètre dans ce sanctuaire, on découvre l’illustration de ce mot un peu fabuleux, évoquant l’hybridation conduisant à cette manie de vouloir utiliser le corps pour en faire le jouet de son imagination menée avec la déraison commune aux manies…

 Du cheveu à la cire, un court chemin nous emmène dans les dédales des secrets du corps. Et si au hasard de cet itinéraire, nous croisons tissus et mine de graphite, nous avons fait le tour de cette enveloppe charnelle qui prend un malin plaisir à nous quitter bien souvent sans que nous en exprimions le désir. Et pour mieux la retenir, il convient d’en extraire des lambeaux de souvenirs, des lambeaux de désirs, des lambeaux de formes, des lambeaux d’être.

 Voyons un peu, si couper les cheveux en quatre ou arriver comme un cheveu sur la soupe ressortent de la maniaquerie irritante ou de l’incongruité d’évènements connexes, que dire alors de ces circonstances qui ne tiennent qu’à un cheveu ou de la chance qui se saisit par les cheveux et conditionne une existence… Il est à profusion de ces expressions tirées par les cheveux…

 Ici, les cheveux, perdant celui de déchets, tel qu’on peut les retrouver au fond de son lavabo, reprennent un statut de mémoire, individuelle ou collective. La mémoire retrouvée de la momie, datée au carbone 14, la mémoire des poisons absorbés… Ici la mémoire habitée prend des allures de réseaux fragiles et de foisonnements aériens qui se font art du corps…

Corps et mémoire, mémoire et corps…

La mémoire toujours, la mémoire qui hante les fragments de tissus, habités encore des souvenir des aïeux, ces soies et ces batistes éternelles qui deviennent chairs, revivant pour un temps dans une enveloppe de boutis, de broderies surannées… Le corps apparaissant dans sa blancheur de coutures et de sutures semble porter l’âme, renaît, qu’il soit viscères de soie ou membres de linon, et fixe en lui la pérennité du devenir physique.

Corps et mémoire, mémoire et corps…

Mémoire encore quand, sous le crayon graphite, apparaissent les émotions et les soupirs des réalités des corps. Plaisirs de la chair et douleurs vécues transpirent et pourtant rayonnent, les gestes illuminent et font vivre le dessin. On voit l’envol du crayon qui pose à les figer les postures de ces corps qui ont vécu, trop ou mal, encore vierges de toute

pudeur ou déjà réduits à s’acheminer vers le souvenir.

Corps et mémoire, mémoire et corps…

Mémoire enfin, quand nous glissons les yeux vers la cire, qui tire de sa texture et de la chaleur des doigts de l’artiste une dimension toujours renouvelée. De tout temps la cire a voulu retenir le temps et geler les corps… Masque de cire, cachant l’expression de l’acteur, statue de cire fixant pour un temps la célébrité, poupée de cire, sourire fixe et si fragile… Mains entrelacées ou bouches béantes, les messages sont portés, dans un muet appel, laissant planer le souvenir de ce qui pourrait avoir été.

Corps et mémoire, mémoire et corps…

Mémoires des corps, corps de mémoires…


A nous d’imaginer, d’interpréter librement ce que nous inspirent les cheveux de Josiane Guitard-Leroux, les tissus de Karine Jollet, les dessins de Diana Quinby ou les cires de Véronique Roca.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est une exposition de l'association Expressions, à découvrir jusqu'au 29 novembre 2009, à l'Espace Saint Louis, 3 rue François de Guise à Bar le Duc.

Une petite balade dans l'exposition...

 

 

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 17:48
Fermez les yeux et imaginez-vous, des centaines de milliers d'années loin en arrière, vêtus de peaux et menant une vie nomade, à travers côtes et vallées de notre beau département... C'est ce que nous présente la très belle exposition installée dans le grand hall du Conseil Général. Depuis les origines de la vie, jusqu'à la période gallo-romaine, cinquante panneaux, d'une remarquable lisibilité, tracent  un voyage dans le passé.
Au fur et à mesure du cheminement, on découvre que la Meuse n'a rien à envier aux régions réputées plus riches sur le plan archéologique.
En effet, les archéologues bénévoles, Jean-Marc Baldauf et Michel Reeb, membres de l'association "Vie et Tradition", de Génicourt sur Meuse ont rassemblé une belle collection d'évocations très parlantes sur l'histoire ancienne de notre département. Le public scolaire et le grand public trouveront là, matière à découvrir.
Des vestiges recueillis par des amateurs éclairés, pierres taillées ou polies, morceaux d'outils, tessons de poteries, pointes de flèches, bois de renne ou bijoux, témoignent d'une vie intense, tout comme les constructions mises à jour, menhirs, villas romaines, théâtres ou sanctuaires, preuves indéniables d'un riche patrimoine.
L'exposition, réalisée en partenariat avec la Codecom du Val de Meuse, le Parc Naturel Régional de Lorraine, le Conseil Régional de Lorraine a été ensuite validée par le Service Régional de l'Archéologie.

Modes de prospection, types de fouilles, réglementation... tout est clairement expliqué, à la portée de tous, petits et grands... Des tas de choses à découvrir et à connaître...










Des conférences et animations gratuites sont proposées sur place:
le 11 octobre à 15h00: mésolithique et néolithique par Hervé Beaudouin, démonstration de taille de silex et fabrication du feu
le 28 octobre à 14h00: ateliers sur le mode de vie au néolithique par Hervé Beaudouin
le 22 novembre à 15h00: compte-rendu des fouilles lors de la construction de la LGV en Meuse par Jean-Charles Brénon
le 2 décembre à 18h00: l'époque gallo-romaine en Meuse, état de la question par Franck Mourot

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 07:28










Dans les allées du Salon des Antiquaires, se rencontrent les amateurs de bel ancien.

Meubles patinés, consoles cirées, bijoux précieux ou tapis de soie côtoient vases Art Nouveau, pendules mordorées ou coffres sculptés.

Cinquante exposants venus de France et d’ailleurs se sont méticuleusement approprié leur stand pour les transformer en intérieurs cossus, dignes des grandes demeures bourgeoises.









 













 

 










 











 

Et les spécialistes d’objets uniques, comme cannes, tapis ou horloges laissent deviner tout un monde d’autrefois où le battant de cuivre rythmait la vie, où le pas du promeneur se faisait léger par les chemins, où le taffetas de satin caressait les sols des salons et des boudoirs… Un régal pour les yeux… un autre regard vers le luxe suranné d’autrefois.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Au milieu de ces jolies choses, il faut parfois avoir l'oeil plus exercé et solliciter les compétences avisées des exposants, tel Eduard-Schüttler, de Munich, qui présente toute une série de cannes du XVIIème au XXème siècles, des cannes qui renferment des secrets qu'il nous dévoile en toute bonhomie...



Et au détour d'une allée, quelques notes saisies au vol, chez les Ateliers Blaise de Cirey sur Blaise...
Et pour cette manifestation, il convient de saluer Bar Animations et tous ses bénévoles qui l'ont organisée avec professionnalisme!
Partager cet article
Repost0
11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 16:37

"La peinture à livre ouvert présente en parallèle peinture et poésie. Une série de peintures abstraites sur toile, de formats différents rythmeront l’accrochage des murs. Elles resteront dans des nuances de noir et blanc, proches des pages blanches d’un livre sur lequel se devine une écriture. Un ensemble de livres d’artistes, tous différents, sera présenté, chaque livre associant un texte poétique à une œuvre..."

Telle est la présentation faite de l'exposition actuelle à l'Espace Saint Louis à Bar le Duc.

Peinture, livre, livre d'artiste... J’ai alors cherché à savoir ce que cette dénomination recouvrait. Et, après plusieurs pistes d’investigation, j’en suis arrivée à cette définition, un peu simpliste vous en conviendrez, mais pour un esprit clair, il faut un énoncé clair… livre d’artiste : lieu de rencontre entre un auteur et un plasticien…

Je me suis essayée, dans une vie antérieure, à cette fascinante collaboration entre l’écrit et l’image : s’approcher du poète à pas comptés pour lui chiper des images et les coucher en formes et couleurs sur le grain du papier, happer à l’œuvre picturale éclats et lumières et les enfermer dans les mots, exercice fascinant pour les enfants avides de découvertes et de sensations nouvelles…

Et là, toutes les digressions sont possibles, que ce soit dans la forme, livre peint, livre manuscrit, livre objet, que ce soit dans l’élaboration, et là, on entre dans une subtile alchimie, on ne sait qui est à l’origine de l’objet livre…

Est-ce le peintre ? Est-ce le poète ?

Ou bien est-ce un cheminement parallèle vers une même aspiration, mû par une même inspiration ?

Ou bien est-ce un dialogue, une conversation à plusieurs voix, un entrelacs de mots et d’images à demi-couverts, liés d’un même souffle, d’une même essence ?

Les formes et les couleurs se fondent dans les mots, les mots se noient dans les courbes et arabesques, les mouvements se confondent ou se superposent et font naître une œuvre nouvelle, riche de plusieurs mains, riches de plusieurs sensibilités…

Patricia Erbelding s’est inspirée (est-ce le mot juste ?) de textes, de mots, de paroles, ou bien sont-ce les poètes qui se sont saisi de ses images ? Mais si l’on pense à Villon ou à Léonard de Vinci, on peut imaginer une sorte de privilège mystérieux qui se joue de l’au-delà…

Mais dans le présent, ce que montre Patricia nous entrouvre la porte d’un monde parfois fluide et éthéré, parfois âpre et rude, de natures propres à solliciter l’imagination, de transparences énigmatiques…




Et j’ai eu envie, moi aussi d’accompagner, pour quelques pas, en quelques mots, en haïkus légers, l’univers de Patricia. Oh, bien sûr, sans prétention aucune, rien que pour le plaisir…

 

Jolie fleur de soie

Souffle tiède de la brise

Vole à l’infini

 

Du cœur noir et pourpre

S’élève si déchirant

Cri sanglant d’amour


Du fil que je tiens

Se perd dans les brumes grises

L’oubli de l’hier

 

Les notes fraîches

Roucoulent et cabriolent

Sur l’aile des vents


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A découvrir du 12 septembre au 11 octobre 2009 à l'Espace Saint Louis (les weekends de 14h30 à 18h30... de même qu'au Musée Barrois, à la Médiathèque Jean Jeukens et au Théâtre de Bar le Duc

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Diana André
  • : Conseillère Régionale Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine depuis janvier 2016 et attachée plus que jamais à la défense et à la promotion de notre territoire, je m'efforce d'être force de propositions, d'accompagner les projets, d'initier des actions significatives de progrès pour tous les citoyens.Bien consciente qu'être à l'écoute ne suffit pas, je suis persuadée que c'est par l'action politique au service de tous que nous pourrons, que nous devons, "inventer demain".
  • Contact

Recherche