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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 13:57
Derrière cet arbuste, se cache un trésor de bienfaits.
On situe son apparition dans les jardins français aux alentours du Xllème siècle. C'est d'ailleurs à cette époque que la célèbre Hildegarde de Bingen parle dans l'un de ses ouvrages des qualités du cassis pour guérir la goutte.
Le groseillier fleur
(Ribes sanguineum) égaie le jardin après la floraison du forsythia. Ses multiples variétés vont du rose clair au rouge foncé.
Le cassissier
(Ribes nigrum) donne des baies acides mais délicieuses en tartes ou en confitures.
Le groseillier à grappes
(Ribes rubrum)fait partie du patrimoine de Bar le Duc. Ses fruits sont déclinés de toutes sortes de façons: confitures, gelées, vins, sirop, liqueurs et tartes...
Le groseillier à maquereaux
(Ribes uva-crispa)
propose de grosses baies translucides, protégées par un malin bouquet de trois épines.
La groseille sera à l'honneur au Marché aux Plantes le samedi 16 mai 2009 au square du Dr Champion (derrière l'Office de Tourisme) à Bar le Duc.
Différentes animations seront proposées tout au long de la journée par l'Office de Tourisme et la Société Horticole de Bar le Duc et des environs :
- stands où seront dispensés des conseils pratiques de jardinage et des informations sur le concours d'Aménagement et de
Fleurissement 2009,
- conférence sur le groseillier,
- exposition,
- animation et intronisation par la Confrérie des Gousteurs de groseilles,
- partenariat avec l'entreprise « A la Lorraine » autour de la confiture de groseilles épépinées à la plume d'oie,
- plantation de groseilliers.

Et si par hasard, vous déteniez le secret de recettes transmises de génération en génération, n'hésitez pas à faire part de ces trésors gastronomiques, afin de restituer à notre groseille tout à la fois son apparat et sa réputation!
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 08:15
Un GIP, c'est un Groupement d'Intérêt Public. Le nôtre en Meuse, celui qui fait tant couler d'encre, mais aussi celui qui tire une grosse épine du pied du Conseil Général puisqu'il se substitue par ses subventions à celles précédemment dévolues au seul Conseil Général, le nôtre donc, existe depuis l'avènement de la loi Bataille le 30 décembre 1991, relative aux recherches sur la gestion des déchets radioactifs.
La loi prévoit la constitution d'un Groupement d'Intérêt Public (GIP) chargé de mettre en oeuvre les mesures d'accompagnement économique à l'implantation de chaque laboratoire. Cette loi a également donné naissance au CLIS (Comité Local d'Information et de Suivi).

Suite à la décision par le gouvernement de l'implantation d'un laboratoire de recherches sur le site de Bure, en Meuse, nous avons donc notre GIP Objectif Meuse!
Initialement, le GIP a disposé d'une manne de 9,1 millions d'euros par an plus une enveloppe spécifique pour des routes et des infrastructures locales... d'où la naissance d'un Groupement d'Intérêt Local (GIL) qui concerne trois structures intercommunales, Haute-Saulx, Saulx et Perthois, Val d'Ornois.
De 2000 à 2008, le GIP Objectif Meuse a donc ainsi en partie financé environ 1400 projets.

D'où vient cet argent?
Le GIP Objectif Meuse reçoit des fonds issus de la fiscalité nationale, venant de la taxe additionnelle sur la taxe des entreprises nucléaires de base (EDF, AREVA, CEA...). Le montant s'élève au minimum à 11 millions d'euros et au maximum à 30 millions d'euros.

Actuellement, le GIP Objectif Meuse dispose d'une somme de 20 millions d'euros, répartie de la façon suivante:
11 millions d'euros affectés sous forme d'une taxe d'accompagnement (pour gérer des équipements divers et pour actions de développement économique dans un périmètre défini) et 9 millions d'euros sous forme d'une taxe de diffusion technologique (pour des actions de formation et d'information dans le domaine de l'énergie). Le principe est une fongibilité à 80% de ces deux taxes.
La taxe d'accompagnement concerne déjà les 15 communes situées dans un rayon de 10 km autour de Bure, à hauteur de 400 € par habitant et par an (décision de la loi modificative de 2006), pour environ 1,35 millions d'euros, d'où une augmentation du budget communal...
La somme restante est affectée aux projets sur le territoire meusien.
En 2008, la taxe de diffusion technologique a abondé les projet INEOS et EDF (tiens, EDF y retrouve de ses billes...).

En 2009, le projet de développement pour la Meuse est décliné en différents axes:
1. développement économique et emploi
2. infrastructures de communication et de transport
3. développement d'une économie touristique
4. formation, recherche et développement, transfert de technologies
5. habitat et urbanisme
6. services à la population
7. développement durable et environnement
Ces axes sont eux-mêmes déclinés en mesures, à 30% pour un développement économique et à 70% pour un développement territorial.

En 2005, a été créé un Comité de Haut Niveau (CHN), afin de surveiller
la réalité de l'engagement des partenaires industriels du GIP : EDF, Andra, Areva et CEA. Ce comité se réunit deux fois par an, sous la houlette du ministre de l'Industrie. Y participent des experts, les deux présidents des Conseils généraux et des parlementaires des deux départements Meuse et Haute Marne.
Au vu de toutes ces précisions, reste à se déterminer, en son âme et conscience: accepte-t-on les subventions du GIP pour financer ses projets et l'obligation de le faire savoir? Etats d'âme ou pas? A chacun son positionnement...
Une fois débattu ce sujet que l'on peut considérer comme délicat, il faut se rapprocher directement de la structure GIP Objectif Meuse, sise au Conseil Général de la Meuse, pour se renseigner sur l'éventuelle éligibilité de son projet, la façon idéale de pouvoir réussir un financement optimal (collectivités territoriales, entreprises, associations...)
GIP Objectif Meuse - BP 17 - 55001 Bar le Duc Cedex 01
Tél : 03 29 45 78 34 - Fax : 03 29 45 78 76

Courriel:  gip.objectif.meuse@wanadoo.fr
Site: GIP Objectif Meuse (pas très à jour, une p'tite subvention du GIP s'impose!!!)
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 08:20
Hier après-midi, Claude Erard avait convié les bénévoles du Téléthon 2008 à la salle des Fêtes. L'occasion pour lui d'évoquer les progrès dans la recherche, effectués grâce aux dons et par là-même, grâce à la mobilisation de toutes les équipes motivées et engagées sur tout le territoire, et en particulier en Meuse.
Des communes ont été mises à l'honneur pour leur participation significative; Etain, Bras sur Meuse, Charny, Villotte sur Aire, Naives Rosières, Revigny, Brillon, Fresnes en Woëvre, Bouligny, Bar le Duc...
Ainsi, ont été collectés 127 000 € de dons en Meuse.
Une nouveauté cette année: la collecte par l'intermédiaire du téléphone portable (plus de 1000 en Meuse pour environ 2500 € de dons!). La participation de deux CMJ (Conseil Municipal des Jeunes) a été également appréciée, ceux de Bras et Charny.
En ce qui concerne la boutique Téléthon, le produit phare reste le porte-clé en peluche, à côté de tous les objets fabriqués par les bénévoles.
L'AFM (Association Française contre les Myopathies) a choisi d'intervenir au-delà du champ des maladies neuromusculaires (qui sont toutes des maladies rares) sur les problématiques plus globales des maladies génétiques et des maladies rares:
- Le développement d'outils de recherche en génétique pour comprendre l'origine des maladies et mettre au point des thérapeutiques, notamment avec la création de Généthon, la réalisation des premières cartes du génome et la découverte, grâce à ces outils, des gènes responsables de plus de 800 maladies.
- Des actions d'intérêt général pour favoriser, la prise en charge, l'autonomie et la citoyenneté des personnes malades et handicapées.
- Une démarche globale pour faire connaître la problématique des maladies rares, susciter une prise de conscience et faire évoluer le système de santé.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site de l'AFM ou du Téléthon...

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 08:09
Finis les travaux d'assainissement rue Jeanne d'Arc... les conduites changées, les tranchées rebouchées, la chaussée aplanie, on peut de nouveau circuler en toute quiétude, de la place Couchot à la rue Bar-la-Ville...








Lundi démarre une nouvelle tranche, de la rue Jeanne d'Arc à la rue du Repos...
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 23:06
Des vitraux de Gruber à la blancheur immaculée de l'année 2009, la Poste a traversé les années, imposant sa stature rassurante au milieu du boulevard.
Elle a vu passer des millions de lettres, des millions de colis... Elle a abrité les gros sacs de jute remplis de missives anodines ou tragiques, de mandats ou ou de plis d'importance.
Elle a vu les Barisiens envoyer des paquets, retirer des recommandés... Elle les a vus feuilleter les gros annuaires, se caler dans les cabines inconfortables et téléphoner on ne sait où... Des messages d'espoir ou des annonces terribles sont partis d'ici, des télégrammes de joie ou des communiqués de malheur ont transité par ses guichets...




Au temps du télégraphe, au temps du téléphone, au temps où on léchait les timbres, au temps où les flammes ornaient les enveloppes, au temps où l'on pouvait deviner d'où venaient les courriers...


Mais les cabines ont disparu, les guichets baignent maintenant dans une blancheur laiteuse...
Les rayons du soleil traversent toujours les vitraux colorés, comme ils les traversaient autrefois et les Barisiens montent toujours le grand escalier... mais ils ne poussent plus les lourdes portes qui menaient au sanctuaire, s'ouvre maintenant une large baie... La Poste se transforme...




L'occasion de lancer une nouvelle enveloppe prétimbrée, illustrée aux couleurs de Bar le Duc...

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 18:37
Ecrivain en résidence grâce au Centre National du Livre et à la ville de Bar le Duc, Thierry Lefèvre a choisi de travailler sur le thème du patrimoine de Bar le Duc et en particulier des frères Michaux. Il consacre un tiers de son temps à l'animation d'ateliers d'écriture, où sont accueillis des adultes et des plus jeunes.
Ce samedi, un "petit déjeuner littéraire" rassemblait à la médiathèque les passionnés d'écriture et de lecture, désireux de connaître les "secrets" de l'écrivain. Thierry Lefèvre a quelque peu soulevé le voile sur ses pratiques d'écriture, depuis ses débuts, avec des textes pour le théâtre, pour France Inter par exemple, des chansons ou des poésies pour enfants.
Ecrire pour d'autres a été un temps une de ses occupations. Il nous a ainsi expliqué le travail d'un nègre, et décrit les limites de l'exercice: comment conciler les désirs de l'auteur affiché et son propre savoir-faire, décrypter les documents fournis et au final accepter de se voir privé de sa production pour la voir endossée par l'"écrivain" en titre! Savez-vous que 80% des livres d'hommes politiques sont en réalité l'oeuvre d'un nègre?
Thiery Lefèvre a beaucoup écrit pour la jeunesse, puis les ados. Le roman policier le passionne, avec un soupçon d'historique. Ainsi l'intrigue d'"Attaques nocturnes" nous transporte dans le Paris de 1867. Le roman pour jeune ado, "Ce qui compte dans le premier baiser" laisse deviner, comme le précédent ouvrage, des éléments de son propre vécu.
Les relations entre l'écrivain et l'éditeur ne semblent pas non plus de tout repos, le premier devant bien souvent céder au second, que ce soit sur certains passages du récit à censurer ou l'illustration choisie pour la première de couverture...
Des romans à découvrir, en vente dans toute bonne librairie, à la Librairie Richez, rue Rousseau à Bar, par exemple...
"Ce mercredi 9 janvier 1867, comme chaque matin vers cinq heures, une rumeur naissait rue du Temple, avalait la rue Perrée et la rue des Fontaines-du-Temple, glissait rue de Bretagne et rue Réaumur avant de heurter l'angle de la rue des Vertus. Bois, fer, pierre résonnaient des chocs des sabots etdes roues. Hennissements des chevaux, braiments des mules, aboiements des chiens et cris des hommes en finissaient avec la nuit. Il était temps, il était l'heure."
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 11:30
En liaison avec l'exposition "La Résistance en Meuse" à l'Hôtel du Département, le service des Archives Départementales organisait une conférence sur le thème de la sauvegarde des archives de la Résistance et de la Déportation. Etait invité le Préfet Convert, directeur général de la Fondation de la Résistance.
Ayant pu assister à la première partie de cette très intéressante rencontre, je vous en livre quelques éléments recueillis lors de la présentation du "Guide du détenteur d'archives de la Résistance et de la Déportation".
La sauvegarde de ces archives est une mission d'intérêt national: il s'agit avant tout de maintenir des traces de l'histoires et de leur assurer une conservation optimale pour l'avenir. Confier ces documents aux services publics d'archives, c'est aussi en permettre la consultation aux chercheurs, qui après un inventaire établi par des spécialistes, pourront s'y repérer. La recherche historique sera ainsi facilitée. En effet, leur travail est fait en priorité sur les fonds d'archives cohérents et complets, et la dispersion d'archives est un risque pour leur sauvegarde.
Cette mise en valeur historique pour une transmission de la Mémoire aux générations futures est capitale.
Il est indispensable de veiller à empêcher la destruction de ces documents, et de même doit-on lutter contre leur utilisation lucrative. Confier ses documents personnels
permet également de garantir leur utilisation dans des règles rigoureuses, surtout quand elles contiennent des informations nominatives.
Tous les types d'archives ont un intérêt, quel que soit leur forme ou leur aspect: témoignages sollicités après guerre, témoignages écrits par les acteurs eux-mêmes, témoignages qui doivent être bien entendu recoupés avec d'autres sources. Les témoignages réalisés pour des dossiers d'homologation sont également intéressants par l'aspect sociologique qu'ils recouvrent... Ce sont des documents retrouvés dans les archives associatives, chez les particuliers ou dans les services liquidateurs de l'état.
Les bulletins et publications associatifs sont également une priorité pour les historiens, par les statuts et compte-rendus d'assemblées générales des associations.
 Quant aux archives de la période de l'Occupation, ce sont les plus rares. Il y a grande variété de formats, depuis les papillons 10x4 collés sur les gouttières aux journaux clandestins de format A4, en passant par les affiches, un peu plus grandes.
Les supports sont également variés: de la simple feuille de cahier d'écolier pour un ordre personnel pour une mission à du papier pelure carboné pour une multiple diffusion. Les calques (doubles des envois aux réseaux), les dessins de prisonniers sont également très recherchés.
Les faux papiers sont particulièrement intéressants, car ils comportent une photo.

Et les photos nous apportent de nombreux renseignements, pour peu qu'on puisse y associer les témoignages d'une personne y figurant, pouvant nous indiquer les circonstances de la prise de vue et les noms des acteurs photographiés.




Les documents issus des services de l'occupant sont également très pertinents, montrant l'affichage de contrevérités.

Et comme tout témoignage, qu'il soit écrit ou iconographique ou sonore, il se doit d'être repris dans son contexte: qui en est l'auteur? quand a-t-il été réalisé? dans quelles circonstances?
Et là, c'est le travail des historiens que de couper et recouper ces fragments de passé, pour en faire, avec le plus d'objectivité possible, une relation "honnête".
Et pour illustrer mon propos, je peux, tout à fait personnellement (hors conférence),
évoquer cet exemple de l'exposition, en avril 2008,
de photos de Zucca, photographe de la revue allemande de "SIGNAL", qui montre un Paris idyllique sous l'Occupation, exposition qui a créé un réel malaise... car accompagné de trop peu de commentaires...
Illustrations tirées du Guide du détenteur d'archives de la Résistance et de la Déportation, et de l'expo actuellement au Conseil Général
Comment sauvegarder ses archives... voir article
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 11:20
En liaison avec l'article Archives de la Résistance, voici quelques données pour conserver au mieux ses archives.
Les archives papier ont un support fragile, qui craint la lumière, la chaleur et l'humidité. De plus, celles de l'époque de l'Occupation, ont été réalisées sur du papier de mauvaise qualité, qui jaunit facilement et devient cassant. Exposés à la lumière directe, ces documents sont perdus d'une façon irréversible.
Les techniques de conservation et de reproduction sont coûteux et difficilement à la portée de particuliers ou d'associations. D'où l'intérêt de confier ses archives à un service officiel compétent.
Les documents nécessitent d'être conservés dans un local où l'hygrométrie et la température doivent être constantes, le tout vérifié en permanence par un thermohygrographe, témoin impartial des variations brusques, qui, diurnes et saisonnières, fragilisent le papier. L'excès d'humidité favorise le développement des moisissures (constaté par une couleur rougeâtre ou des "piqués" caractéristiques). Ce local doit être sain et propre.
Les rayonnages sont en métal, car le bois peut entraîner la prolifération de micro-organismes.
Il est nécessaire de conserver les documents dans des boîtes en carton type"cauchard", qui sont une réserve naturelle alcaline pour lutter contre l'acidification du papier.
Chemises de carton neutre, sans ardillons métalliques, sont indispensables. Il faut absolument proscrire les pochettes de plastique de type courant qui provoquent des réactions chimiques et altèrent les documents, et leur préférer des pochettes en mylar ou terphane, très coûteuses.
Surtout, ne pas utiliser de ruban adhésif, de trombones, d'agraphes, d'épingles, de colle...
Pour lutter contre les moisissures et les champignons, il peut être nécessaire de traiter le document en autoclave avec oxyde d'éthilène, ou en chambre d'anoxie. Quand le document présente des manques, créés par des vers ou des rongeurs, on utilise une pulpeuse, machine à reconstituer le papier, mais qui malheureusement ne restitue pas l'intégralité du texte... On peut également doubler le document avec du papier japon.
Ainsi, soignées puis protégées, vos archives sont ensuites inventoriées, classées, puis valorisées, pour être ensuite  mises à disposition, selon votre autorisation, des historiens, pour des travaux de recherche universitaire, des dossiers pédaagogiques...

Pour en savoir plus sur les archives, vous pouvez consulter le site des Archives de France.
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 18:16
Monsieur Viard, responsable départemental des Restos du Coeur, accueillait cet après-midi, pour les remercier, en présence des bénévoles, les représentants des organismes ayant participé au succès de la campagne d'hiver, AG2R, la CAF, la Caisse d'Epargne et la Caisse Régionale d'Assurance Maladie.
La CODECOM, représentée par sa présidente, Nelly Jaquet, était particulièrement à l'honneur. En effet, grâce à son aide, les locaux des Restos se sont agrandis, permettant l'installation de nouvelles chambres froides.
Ces dernières permettent de conserver en toute sécurité les produits destinés aux collectes. La première refroidissant à - 20° a accueilli 2450 colis de surgelés, dont 11 palettes de frites donnés par Mac Cain (stockés auparavant chez Grosjean). La seconde, refroidissant à 4°, a reçu 25 tonnes de fruits et légumes, dont 2600 salades données par Bonduelle et 5 tonnes de pommes données par un producteur de Creue, et 128000 produits laitiers et oeufs.
A  ces produits, s'ajoutent 187 tonnes d'épicerie, dont des lots de madeleines donnés par St Michel, le tout a été distribué pendant ces cinq mois de campagne.
Les donateurs de toutes ces marchandises ont été chaleureusement remerciés; il faut ajouter qu'ils sont peu nombreux, leur nombre étant passé de onze à quatre, de 2007 à 2008...
Il faut ajouter que, hors les dons mentionnés, toutes les marchandises sont achetées en gros par le "national", qui ne choisit que des produits de qualité, ceux ne correspondant pas aux critères demandés, étant refusés.
Disposant de dix chauffeurs, de quatre préparateurs en épicerie, de
deux préparateurs en fruits et légumes, de trois camionnettes, d'un camion frigorifique prêté, l'équipe des Restos peut ainsi livrer les onze centres du département. Trois mairies mettent à disposition leur véhicule pour acheminer les colis: Etain, Ligny et Saint Mihiel.
Pour ceux qui sont friands de statistiques, sachez que si la Meuse est le plus petit département concerné, c'est aussi celui où l'augmentation des bénéficiaires a été la  plus forte... 18%!
Des responsables fiers de la bonne organisation des Restos et de l'implication sans faille des bénévoles

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 08:17
Dimanche, j'ai participé au parcours guidé organisé conjointement par l'Office du Tourisme et le Conseil Général. Posées les circonstances ayant amené la ville à se trouver en zone interdite, nous avons cheminé dans les rues de la ville basse, rues que nous empruntons quotidiennement sans nous soucier du lourd passé qui les a marquées à cette époque.

Depuis le pont Notre Dame, "sauté" en 1944, jusqu'à la gare, nous avons jeté un regard différent sur le magasin Worms, autrefois propriété Finkel, réquisitionné alors par la LVF ( Légion des volontaires français contre le bolchevisme). Puis nous sommes passés, au large du mess des officiers, installé confortablement dans l'ancien Café des Oiseaux, puis devant le Soldatenheim, dans l'ancien Hôtel de Metz et du Commerce" en
face du cinéma "Le Moderne" et du café de "L'Industrie".

Le fantôme bombardé de la Trésorerie Générale nous a un moment effleurés avant notre passage devant le défunt  "Bazar de la Gare", à l'époque théâtre d'une tragique arrestation, puis devant la Feldkommandantur en lieu et place de l'ancienne Chambre de Commerce.
Une croix de Lorraine bleue reste encore sur une façade de la rue Louis Joblot, vestige du signalement d'une cave pouvant accueillir la population des environs lors d'une
attaque aérienne.

Après avoir aperçu de loin la maison ayant abrité la sinistre Gestapo, nous avons rejoint la maison Damain, rue de Gaulle, qui abrita les services du STO à partir de 1943, après "La Relève", qui avait institué le régime de 3 pour 1, trois volontaires au départ contre la libération et le retour d'un prisonnier.

La Place de la République nous a livré les secrets du photographe Victor Althuser qui réalisait de faux papiers, et cela à quelques mètres de la Feldgendarmerie stationnée à l'ancien Hôtel Terminus...
L'hôpital Fénelon, actuellement collège Theuriet, dominait de sa haute façade la place de cette gare qui vit partir le bataillon de santé, basé en 1939 dans les locaux de l'hôpital et évacué en 1940, lors de l'avancée surprise à revers de l'armée
allemande, cette gare, dont on ne soupçonne pas l'existence cachée du poste de commandement souterrain...

La boucle était bouclée!

Mais le puzzle reste inachevé...
Reste à ceux qui n'ont pas vécu ces années tourmentées la tâche de retrouver, avec les souvenirs des parents, les morceaux manquants, faits de petits tracas ou de tragédies, de joies simples ou de décisions exaltantes, un écheveau
de vie quotidienne,   aux fils distendus, à reconstituer, à conserver et à transmettre... Difficile travail de mémoire...
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Présentation

  • : Le blog de Diana André
  • : Conseillère Régionale Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine depuis janvier 2016 et attachée plus que jamais à la défense et à la promotion de notre territoire, je m'efforce d'être force de propositions, d'accompagner les projets, d'initier des actions significatives de progrès pour tous les citoyens.Bien consciente qu'être à l'écoute ne suffit pas, je suis persuadée que c'est par l'action politique au service de tous que nous pourrons, que nous devons, "inventer demain".
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