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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 12:31

Des bruits, dans le noir... des lueurs de téléphones portables... des cacophonies de sons issus de ces mêmes petits parasites modernes...

De l'art, dit-on, une initiation à l'art contemporain pour les jeunes d'aujourd'hui. Je ne sais combien d'heures de répétitions ont été nécessaires pour réaliser ce "spectacle", cette prestation... Anonyme dans les ténèbres, chacun déambule, oserais-je dire bêtement? Où est le souci du détail, où est le précieux de la réalisation? Quelle est la valeur ajoutée représentée par la présence d'un artiste reconnu par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles)? Création certes, mais comme me dirait ma voisine, j'en fais autant quand je traverse mon couloir sans trouver l'interrupteur pour décrocher mon portable oublié sur ma table de salon!

Création certainement, mais la Candide que je suis se demande encore quels sont les objectifs visés... Est-ce cela l'éducation artistique? A force de vouloir faire de l'art avec tout et rien, on peut penser que ce domaine de la culture a encore de grands pas à faire pour attirer le grand public et lui apprendre à apprécier.

Je n'ai pas trop l'habitude de critiquer les créations que je découvre au hasard de mes rencontres et que je n'apprécie pas. Si bien souvent je ne les évoque pas, c'est que je préfère les oublier et "prendre sur moi"... et surtout, ne pas penser au coût représenté par les expositions présentées au nom de l'Art.

Mais quand on y associe des jeunes et qu'on leur laisse croire que l'Art, c'est cela...

Enfin, si les jeunes se sont éclatés, tant mieux! Et si la DRAC  y trouve son compte (notre compte, à vous et à moi, ce qui est triste...)...

Mais, pauvre Culture! que de grands "n'importe quoi" commet-on en ton nom!

Heureusement, je peux me réconcilier avec l'Art, en visitant l'Espace Saint Louis, fréquenté par des artistes invités par Expressions, soucieux d'une certaine excellence!

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 08:18

Je reprends ici le  rapport d'information de M. Claude BELOT, fait au Sénat le 16 février 2011 au nom de la Délégation aux collectivités territoriales qui met le doigt sur un des poisons qui minent les collectivités locales, celui qui consiste à devoir appliquer les normes, toujours plus nombreuses, toujours plus contraignantes et évidemment, comme vous vous en doutez, toujours plus coûteuses pour les finances de nos communes ou communautés de communes. 

2025048012-copie-1.jpgA quoi sert donc l'établissement de cette ribambelles de normes, décrétées à tort et à travers? à un nouveau bien-être de nous tous, nous concitoyens qui crachons toujours plus au bassinet? 

Bien sûr, me direz-vous, cela stimule l'ingéniosité de nos industriels... cela fait l'affaire des éditeurs qui éditent catalogues et fascicules de complément.... cela remplit les Flaconplacards de produits devenus inutilisables et fatalement destinés au pilon de nos déchetteries... cela fait le bonheur des organismes qui attestent du bien-suivi de ces nouvelles législations... cela crée de nouveaux emplois (?)... 

 De la gestion de l'eau à la sécurité des bâtiments, des transports aux équipements sportifs, de la voirie à la restauration scolaire, la quasi-totalité des domaines d'intervention des collectivités territoriales sont aujourd'hui impactés par l'inflation normative.

Dans une société inquiète, voire angoissée, à la recherche du « zéro risque absolu », la norme a vite colonisé tous les secteurs de la sphère publique. Pour chaque question, pour chaque éventualité, pour chaque doute, la réponse est la même : légiférer ou règlementer. L'obligation ou l'interdiction, selon les cas, surgit, tel un réflexe conditionné ; elle s'impose dans son uniformité, sa rigidité et parfois son absurdité au responsable local, où qu'il soit et quelles que soient les circonstances locales.

La norme s'impose aussi dans ses excès à un citoyen qu'elle est pourtant censée servir et protéger. Au-delà de leurs effets (souvent astronomiques) sur le contribuable local, ce sont les organes vitaux de la démocratie que frappent les quelque 400 000 prescriptions techniques aujourd'hui applicables aux collectivités territoriales : le droit, ravagé dans sa crédibilité et son autorité ; la sécurité juridique, victime directe d'une frénésie textuelle devenue chronique ; et, surtout, l'élu local, fonctionnarisé, parfois infantilisé.

Sans tomber dans une « normophobie » qui serait tout aussi vide de sens que l'idolâtrie de la règle, la Délégation du Sénat aux collectivités territoriales et à la décentralisation a estimé qu'il était grand temps de recentrer la norme sur sa raison d'être : le service d'intérêts publics. Sous la plume de son président, Claude BELOT, elle émet une vingtaine de propositions pour en finir avec une nouvelle forme de jacobinisme : le centralisme normatif, qui transforme l'élu en administrateur, substitue l'expertise technique à la légitimité des urnes et change la gestion par l'action en gestion par l'intendance.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 08:21

Jeudi, le mouvement national de manifestation contre les propos du Président de la République a fait sortir magistrats et avocats dans la rue. Evènement sans précédent, la place Saint Pierre à Bar le Duc, a vu, sur les douze coups de midi,  les personnels se rassembler devant l'escalier de pierre du Palais de Justice.

Accompagnés des représentants des services de probation, ils ont voulu ainsi montrer leur indignation d'être désignés comme boucs émissaires à la suite de la dramatique affaire "Laetitia".

Chaque porte-parole du parquet, du siège et des agents a dénoncé dans une courte allocution la pénurie de moyens qui empêche la justice et le suivi de peine de s'accomplir dans les meilleures conditions.

Magistrats.JPG

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 07:51

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.
Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»


Tel est le texte que j'ai signé à l'appel du MDPH, Mouvement pour la Défense de l'Hôpital Public, collectif de médecins, soignants, personnels hopsitaliers, patients, pour la sauvegarde d’un service public hospitalier de qualité.

Pour en savoir plus, connectez-vous sur MDPH et n'hésitez pas à vous joindre aux centaines de milliers de signatures déjà collectées pour défendre l'Hôpital Public.

 

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.
- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.
- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.
- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.
- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.
La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 11:27

Loin de moi l'idée de faire une publicité pour cette initiative de la Fondation "30 millions d'amis" qui promet une aide de 600€ pour couvrir des frais vétérinaires lors de l'adoption de chiens âgés de plus de dix ans! J'en reste baba... et perplexe à la fois! J'ai lu et relu l'article de l'Est Républicain du vendredi 24 décembre qui mentionnait le fait. Je n'ai rien contre les chiens, contre les chats ou autres animaux de compagnie, mais là, j'ai du mal à intégrer...

J'hésitais, il y a quelque temps, à faire part de mon étonnement devant la collecte organisée en grande surface pour nourrir les chats errants... étonnement mêlé d'une teinte d'écœurement...

Quand on fait une petite incursion dans les locaux des Restos du Coeur, quand on connaît les difficultés rencontrées par les bénéficiaires du Secours Populaire, du Secours Catholique, de la Croix Rouge...

Quand on voit la collecte régulière dans les supermarchés pour la Banque Alimentaire...

Quand on connaît la détresse des familles, les difficultés pour manger, pour se soigner, pour se loger...

Quand on constate l'investissement des bénévoles dans les associations caritatives, pour aider et accompagner, pour trouver trois sous...

Je ne veux pas faire du misérabilisme, mais, 600€ pour un chien... que vaut un homme, que vaut une femme, que vaut un enfant?

Certains me répondront que l'un n'empêche pas l'autre... aider les animaux n'empêche pas d'aider nos semblables... à voir...

Le monde tourne à l'envers...

En ces temps de partage, on peut légitimement s'interroger...

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 11:47

Lu ce matin dans l'Est Républicain, un article qui fait bondir tous ceux qui défendent bec et ongles l'enseignement public.

Qu'elles soient hors contrat ou sous contrat, on assiste à une opération sans précédent de l'encouragement aux écoles privées. Le démantèlement de l'école publique se poursuit sans équivoque.

Education Les sommes versées à certaines fondations permettent d’obtenir des déductions fiscales.

L’Etat aide les écoles hors contrat

Intégristes catholiques, orthodoxes juifs, parents intéressés par une pédagogie alternative, les écoles hors contrat se comptent désormais par centaines en France et plusieurs milliers d'élèves les fréquentent. Leurs promoteurs vantent leur liberté totale et ne veulent surtout pas que l'État mette le nez dans leurs affaires.

Une de ces écoles a défrayé la chronique au printemps, avec lors de la diffusion d'un numéro de l'émission de France2 « Les infiltrés ».

Par le biais de la Fondation pour l'école ou l'Association pour la défense de l'école catholique (Adec), les donateurs peuvent obtenir des déductions fiscales de 60 % du montant de leur versement dans le cadre de l'impôt sur le revenu et de 75% dans le cadre de l'impôt sur la fortune. L’Adec permet de financer les écoles des catholiques intégristes. L’une d'elles, qui regroupera des élèves du primaire, pourrait ouvrir à la rentrée prochaine à Nancy.

Créée par une énarque, Anne Coffinier, la Fondation pour l'école a été reconnue d'utilité publique en seulement un an, un record, par un décret signé François Fillon.

Issue du réseau « créer son école », qui explique comment créer une école indépendante, cette fondation regroupe 600 établissements dont ceux de cette même mouvance catholique intégriste.

La niche fiscale finance donc les écoles hors contrat, au détriment de l'école publique.

Une rallonge budgétaire pour le privé

Côté écoles privées sous contrat, la fondation Saint-Matthieu bénéficie des mêmes avantages. Reconnue d'utilité publique en février dernier, elle a « pour mission de concourir aux besoins d'investissement de nature immobilière » des établissements catholiques sous contrat. La députée de Gironde, Michèle Delaunay s'en est émue dans une question écrite au ministre de l'Intérieur et des cultes.

Parallèlement, le Sénat vient d'accorder une rallonge budgétaire de 4 millions d'euros à l'enseignement privé, pris sur le budget de l'enseignement public.

L’an prochain, sur 16.000 suppressions de postes dans l'éducation nationale, 1633 concerneront le privé, alors que celui-ci accueille 20 % des élèves.

De l'aveu même de Gérard Longuet, le sénateur de la Meuse, « compte tenu de son poids réel, l'enseignement privé est proportionnellement moins sollicité ». Avec ces 4 millions, le privé peut financer 250 postes.

Patrick PEROTTO

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 12:20

Manif 4 23 septembre 2010

Photo Est Républicain

Pauvre République, celle qui fut bafouée jeudi dernier! Lors de la manifestation contre le projet de loi concernant les futures retraites de millions de Français, un défilé de plusieurs milliers de personnes a parcouru les rues de Bar le Duc, sans débordement, dans le calme. Toutes les générations étaient représentées, depuis les petits dans les poussettes jusqu'aux anciens, qui en avaient vu d'autres.

A l'arrivée sur la place Reggio, une double haie de barrières attendait les manifestants. Lors de la dernière édition, celle-ci avait été renversée. Manif-2-23-septembre-2010.JPGAlors, cette fois-ci, l'assemblage avait été réalisé dans les règles de l'art... des spécialistes parisiens ayant fort judicieusement fait partager à leurs homologues de province leur expérience en matière de liaison métallique et d'enchevêtrement imprenable, d'ailleurs Vauban lui-même n'aurait rien trouvé à redire.

Et pour compléter le paysage, se tenait derrière un alignement de CRS (venus tout spécialement de Tours, apprend-on par l'Est Républicain!) en tenue d'émeute, attendant la "horde" de pied ferme.

Toute cette protection sécuritaire semblait déjà surréaliste.

A partir de là, les évènements se sont enchaînés et déchaînés. Sirènes et fumigènes... premier essai de prise de parole par les organisations syndicales... mais pas moyen de Manif-1-23-septembre-2010.JPGpoursuivre...

Premiers jets de lacrymogènes conntre les manifestants les plus avancés, hochant les barrières... premier recul... le service d'ordre syndical, gazé lui aussi, se trouve débordé...

Et ce fut alors l'escalade... les gaz ont rapidement atteint ceux qui pourtant avaient pris soin de rester éloignés... plusieurs jets se sont alors succédé... la brèche ouverte dans la muraille qui devait être pourtant indestructible a servi... pour des assauts des forces de l'ordre...

C'est ainsi la seule réponse de l'état à ceux qui manifestent leur désaccord avec la loi proposée...

Si effectivement, la préfecture est un lieu "sacralisé" symbole de la présence de l'état, c'est aussi un haut lieu où le respect de la République et de ses principes devrait être "souverain. Liberté, Egalité, Fraternité, que d'exactions et de débordements commet-on en ton nom!

Où est le dialogue? Est-ce la meilleure façon de faire entériner la loi?

Les personnalités politiques de gauche ont été reçues à leur demande par Monsieur le Sous-Préfet de Verdun, afin de faire cesser l'inutile engrenage de violence. Aucune explication plausible pour justifier une telle réaction de la force publique, et surtout pas celle, servie avec aplomb, du défaut de maîtrise de la part du service d'ordre des organisations syndicales.

Ne devra-t-on pas alors s'étonner d'un durcissement du conflit, oppposant ceux qui gouvernent à ceux qui ne sont ni écoutés ni entendus?

Manif-5-23-septembre-2010.JPG

Pour illustrer ce triste et lamentable épisode, je joins cette lettre d'une maman révoltée:

Je tiens à réagir avec force contre les mesures de dispersion qui viennent d'être prises contre les manifestants du 23 septembre sur la petite place de la petite ville de province tranquille que j'habite depuis que j'y suis née... Bar le duc ou Tienanmen ? La police a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes ... obligeant la maman que je suis à courir en poussant sa poussette pour éviter que mon fils de 3 ans ne soit intoxiqué. En tant que citoyenne, j'ai HONTE. En tant que maman, j'ai PEUR. Je suis allée manifester mon angoisse de l'avenir , et cette angoisse n'a fait que grandir face à ce que j'ai vu aujourd'hui.

Bar le Duc, Meuse, 17000 habitants. La manifestation se regroupe devant la préfecture...les volets se ferment...les policiers se casquent. Ils tirent. Mouvement de foule. Mamans avec des poussettes, jeunes enfants sur les épaules des papas, des jeunes, des moins jeunes...tout le monde a les yeux qui piquent, tout le monde tousse, et le centre ville est envahi par les gaz. Où sommes nous ? Dans une République avec ses belles valeurs que j'essaie au quotidien d'inculquer à mes 3 fils ? Dans une " démocratie ", où l'on veut empêcher le peuple de s'exprimer ?

COMMENT peut-on donner l'ordre de tirer des gaz sur une foule inter-générationnelle, où les plus anciens côtoient les plus jeunes dans un même élan de SOLIDARITE ? COMMENT, madame la Prefète, avez-vous pu prendre une telle décision ? Il n'y avait pas de DANGER. Le DANGER, il aurait pu venir de ce mouvement de panique qui a soufflé ...le DANGER, il est venu des forces de l'ordre dont certains contemplaient, narquois, et souriants, le spectacle de toutes ces personnes âgées ou plus jeunes courir comme des lapins à travers la petite- ville- où -il -ne- se- passe- jamais- rien... C'était marrant, non ? Au moins, comme ça, ils ne reviendront plus ! Eh bien, NON ! Je reviendrai ! Autant qu'il le faudra ! Je ne veux pas de ce monde là pour mes trois enfants. Au delà du débat sur les retraites, ce que j'ai vu aujourd'hui dans ma petite ville tranquille, c'est la preuve affligeante du mépris de ce que pense le PEUPLE. J'en ai HONTE. Et il faut que cela cesse.

Véronique Bancel

Maman de 3 enfants

Bar le Duc, Meuse

Ne pas hésiter à regarder et à diffuser largement la vidéo tournée lors de cette manifestation, dans l'article Dérapages... CRS à la lacrymo facile...

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 10:03

Relevé sur le site de l'ASES (Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales) et relayé par de nombreux sites et blogs, voici un extrait d'article du Canard Enchaîné du 17 février 2010...

"La sortie était passée inaperçue. Auteur, Henri Guaino, invité, le 25 octobre dernier, de l'émission "C Politique" sur France 5. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy y avait exposé, comme le signale l'hebdo "Télé Obs" (5/2), sa vision toute bonapartiste de l'élaboration des programmes scolaires. Il s'agit d'un "choix idéologique et politique", s'est emporté Guaino. Il ne faut plus que ces programmes soient "traités par des spécialistes, des inspecteurs de l'Education Nationale". Par qui, alors, et où ? demande l'interviouveur, Nicolas Demorand. "A l'Assemblée nationale, ou à l'Elysée ?". Réponse : "Les deux !"

Démonstration trois mois plus tard. La commission d'experts chargée de réformer l'enseignement de l'économie en classe de seconde a découvert que, dans son dos, des consignes venues d'en haut avaient modifié les contenus. Les sujets (qui fâchent) liés à l'emploi, au chômage, aux revenus, aux inégalités seront tout bonnement éliminés des futurs programmes. C'est l'une des raisons pour lesquelles le sociologue François Dubet vient de démissionner de cette commission d'experts. Ce n'est qu'un début. Les livres d'Alain Minc, les poèmes de Barbelivien et de Carla Bruni sont bien partis pour devenir obligatoires à la prochaine rentrée."

Voilà donc un fragment de ce que nous réserve l'avenir représenté par l'image blanche et immaculée de la Marianne enceinte vantant toutes les belles décisions en gestation de l'état investissant pour notre avenir... merci l'Etat et m... pour la République!

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 17:53
Taxe carbone défunte... ou tout simplement endormie d'un profond sommeil, qu'un prince "charmant" réveillera sûrement d'un baiser hypocrite après les Régionales?
Car il faut bien remplir les caisses de l'Etat, car comme l'a fait remarquer Eric Woerth après l'invalidation par le Conseil Constitutionnel, "que son seul regret vis à vis de la censure du conseil constitutionnel c'est qu'elle accroît le déficit". Là est le bât qui blesse! A entendre ces propos, on peut croire que cette taxe carbone n'est en effet là qu'une taxe de plus, destinée à renflouer les vides laissés dans ses tiroirs par les errements de l'Etat.
Quand on n'a pas d'autre choix pour aller travailler que la voiture, comme c'est ainsi la règle par exemple dans la campagne meusienne, quand on n'a pas le choix de remplacer sa chaudière par manque de moyens, quand on n'a pas les moyens d'isoler son logement, quand on n'a pas le choix d'acquérir un véhicule moins polluant (et ce magré la prime à la casse) (d'ailleurs, actuellement, existe-t-il vraiment une offre de véhicule très peu polluant?), on ne peut qu'être pénalisé par cette taxe carbone, qui est bien un impôt nouveau.
Peut-on, à l'heure actuelle, choisir entre payer et changer de mode de consommation?
A-t-on, avant de lancer cette idée de taxe, réfléchi à toutes les solutions de substitutions à mettre en place avant de taxer les Français? Croit-on que leur faire payer une taxe les empêchera de prendre leur voiture, de se chauffer correctement, et donc par là même de rejeter dans l'air ce CO2 coûteux pour la santé de notre planète?
Nous payons, donc la planète est sauvée... je n'ai pas tout compris... mais on ne me demande pas de comprendre... simplement de payer...
Qu'on nous propose des alternatives, qu'on oblige
les principaux pollueurs à se mettre en conformité pour un rejet acceptable... alors, ensuite, la taxe carbone sera-t-elle acceptée comme une redevance justifiée, qui ne sera pas là uniquement pour remplir les poches de l'état, tout en protégeant les gros pollueurs comme Total qui réalise des bénéfices extraordinaires.
Instituer la taxe carbone, c'est comme mettre la charrue avant les bœufs, c'est comme mettre un cautère sur une jambe de bois...
Réfléchissons pour proposer d'autres moyens de transport, comme le bus gratuit, ou de nature encore plus douce, promouvoir des énergies propres à la portée du plus grand nombre, encourager les éco-industries,
toutes ces initiatives à inventer et à développer, c'est à cela que le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie et du Développement Durable et de la Mer en charge des Technologies Vertes et des Négociations sur le Climat (ouf!!!) devrait s'atteler! Et le plus vite possible!
Oui, mais voilà, peut-être cela ne rapporte sans doute pas assez!

Au fait, avez-vous remarqué que le carburant avait de nouveau augmenté ces derniers jours, et ce malgré la non application de la fantomatique taxe carbone?
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 14:43
Je suis né au Congo il y a onze ans. Ma maman s'est séparée de mon papa et est partie vivre en France en nous laissant ma grande soeur et moi au pays.
Il y a sept ans, elle m'a fait venir auprès d'elle, par des moyens pas très légaux et depuis, j'ai retrouvé ma maman, et je vis en France.
J'ai un nouveau papa, un Congolais lui aussi, qui a épousé ma maman il y a trois ans maintenant. J'ai cinq petits frères et soeurs qui sont nés en France.
Je devrais être heureux, me direz-vous... Ma maman ne trouve pas de travail, elle a fait des stages... Mon nouveau papa, lui ne peut pas travailler, il est en situation irrégulière, comme ils disent... D'ailleurs, moi aussi, je suis en situation irrégulière... Avec mon nouveau papa, nous n'avons droit à rien, je ne suis pas reconnu à la CAF, pour moi, ma maman ne touche rien, à la rentrée, je n'ai pas d'allocation scolaire, je ne suis pas reconnu par la sécurité sociale, par la CMU... tout ce qui protège les enfants. Tout comme mon papa... Alors, si nous sommes tous les deux malades, c'est maman qui doit payer les médicaments. Heureusement que pour l'instant, on est en bonne santé...
Maman a bien essayé de régulariser notre situation à la préfecture, auprès du tribunal... mais elle n'a pas de travail! Pourtant elle parle très bien le français, tout comme moi...
La seule façon possible que je sois reconnu, que j'aie les mêmes droits que mes petits frères et mes petites soeurs, c'est que je reparte en Afrique, au Congo et que je revienne, officiellement, en passant par l'ambassade, ils disent pour regroupement familial... Pareil pour mon papa...
Mais moi, je sais que ma famille c'est ici, avec ma maman... j'ai mes copains, Bar le Duc c'est bien... Si je pars, est-ce que je pourrai revenir?
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Présentation

  • : Le blog de Diana André
  • : Conseillère Régionale Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine depuis janvier 2016 et attachée plus que jamais à la défense et à la promotion de notre territoire, je m'efforce d'être force de propositions, d'accompagner les projets, d'initier des actions significatives de progrès pour tous les citoyens.Bien consciente qu'être à l'écoute ne suffit pas, je suis persuadée que c'est par l'action politique au service de tous que nous pourrons, que nous devons, "inventer demain".
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