27 mai 2008
2
27
/05
/mai
/2008
07:57
Abrités des regards, sous la voûte cachés,
Attendent très patiemment les bustes de pierre.
Tout auréolés d'une si claire lumière,
Ils reposent là depuis tant et tant d'années,
Figés, avec les tourterelles pour seules amies.
Qui les ramènera donc un jour à la vie?
Baignés dans les mystérieux rayons du couchant,
Ils se remémorent les jours fastes et flamboyants,
Où, sans grand souci, paradant sur une stèle,
Ils exhibaient leurs boucles, jabots et dentelles.
Reviendra-t-il le temps des fêtes et des plaisirs,
Quand on pensait encore à se souvenir
Des gens illustres, des généraux et des barons,
Dans le tournis d'éventails, de chapeaux melons,
De soies, de rubans et de larges crinolines,
Dans la musique sucrée des valses divines?
Quand les chevaux piaffaient par routes et chemins
Et que les roues des calèches grinçaient au matin...
Doucement, les lueurs du soleil ont pâli,
Dans le rougeoiement soudain, est venue la nuit.
Les colombes de la soupente sont endormies...
Alors les bustes de pierre, dans la galerie,
Retrouvent le silence poussiéreux de l'oubli.
Diana ANDRE
Attendent très patiemment les bustes de pierre.
Tout auréolés d'une si claire lumière,
Ils reposent là depuis tant et tant d'années,
Figés, avec les tourterelles pour seules amies.
Qui les ramènera donc un jour à la vie?
Baignés dans les mystérieux rayons du couchant,
Ils se remémorent les jours fastes et flamboyants,
Où, sans grand souci, paradant sur une stèle,
Ils exhibaient leurs boucles, jabots et dentelles.
Reviendra-t-il le temps des fêtes et des plaisirs,
Quand on pensait encore à se souvenir
Des gens illustres, des généraux et des barons,
Dans le tournis d'éventails, de chapeaux melons,
De soies, de rubans et de larges crinolines,
Dans la musique sucrée des valses divines?
Quand les chevaux piaffaient par routes et chemins
Et que les roues des calèches grinçaient au matin...
Doucement, les lueurs du soleil ont pâli,
Dans le rougeoiement soudain, est venue la nuit.
Les colombes de la soupente sont endormies...
Alors les bustes de pierre, dans la galerie,
Retrouvent le silence poussiéreux de l'oubli.
Diana ANDRE